L’ESPRIT – l’esprit

La théologie mystique

Lorsque j’ai dû parler de l’orthodoxie, je suis parti de l’idée que l’orthodoxie caractérise l’Orient chrétien, l’Orient est l’l’Orient géographique, mais c’est aussi l’Orient spirituel, c’est ce point de la planète où on voit le jour se lever, c’est la naissance du jour, c’est la naissance de la lumière. Être orthodoxe, c’est vraiment être dans la naissance de la lumière. Il y a deux théologies, il y a une théologie rationnelle et une théologie mystique.

La théologie occidentale est une théologie rationnelle, la théologie orthodoxe est une théologie mystique. La théologie rationnelle renvoie à des raisons politiques : je veux avoir raison dans une polémique et montrer les raisons que j’ai de croire en Dieu et je vais utiliser des arguments rationnels pour le faire. Donc je vais montrer qu’on a besoin de Dieu pour des raisons intellectuelles, morales et métaphysiques, en gros, on ne peut pas croire en rien.

Ce n’est pas faux, mais c’est la raison pour laquelle, la théologie rationnelle est un échec, jamais la théologie rationnelle n’a conduit quiconque à avoir la foi parce que pour avoir la foi, il faut faire une expérience. Il en va de Dieu comme il en va de l’orange, pour comprendre ce qu’est une orange, il faut en manger, j’ai beau avoir la formule chimique de l’orange, cela ne me donnera jamais le goût de l’orange. La théologie rationnelle fait penser à ceux qui pense qu’avec la formule chimique de l’orange on peut savoir ce qu’est une orange, la théologie mystique agit exactement à l’inverse.

Ce qui caractérise la théologie mystique, c’est ce qu’on voit chez Denis l’Aréopagite dans sa théologie négative. Il ne va pas nous donner des bonnes raisons de croire en Dieu mais qui nous explique d’emblée que Dieu est absolument incompréhensible et non seulement ténébreux, mais plus que ténébreux. Il nous plonge dans la ténèbre. Il se passe alors quelque chose de génial car on est saisi devant l’immense et la surprise. De ce fait, on a mieux qu’une preuve de l’existence de Dieu, on a l’existence de Dieu en direct, on est plongé dedans et on comprend que la ténèbre est lumineuse, qu’elle est suressentielle, c’est-à-dire qu’elle fait mieux que définir la nature.

Je crois que cette vision des choses permet de bien comprendre ce que l’on appelle l’Esprit dont nous allons parler. Ce que je viens de dire correspond exactement à ce que le Christ répond aux disciples quand ils lui demandent : « pourquoi leur parles tu en paraboles ? » Le Christ leur répond : « Pour qu’ils ne comprennent pas et de peur qu’ils se convertissent ». Nous dirions que le Christ voudrait plutôt que les gens comprennent et se convertissent. Eh bien, pas du tout, le Christ ne veut pas qu’on comprenne et Il ne veut pas qu’on se convertisse et c’est la raison pour laquelle Il parle en paraboles.

La théologie négative ne veut pas qu’on comprenne et qu’on se convertisse parce qu’elle veut qu’on comprenne vraiment et qu’on se convertisse vraiment, que la compréhension et la conversion ne viennent pas d’un raisonnement, mais d’un saisissement du fait d’être emportés au-delà d’une manière géniale et époustouflante. La théologie mystique ne va pas nous prouver l’existence de Dieu, elle va nous faire goûter Dieu, elle va nous permettre de le savourer, de le manger et de le boire.

Là, je crois qu’on a une magnifique vision de ce qu’on peut appeler l’Esprit de Dieu, c’est ce qui se passe lorsqu’on fait de Dieu non pas une raison, mais une saveur. On est dans l’Esprit de Dieu lorsqu’Il se vit, lorsqu’Il se mange et qu’Il se boit, lorsqu’on le vit de toute sa chair, mais non pas quand on a affaire à une idée aussi rationnelle et intelligente soit-elle.

Je pense que toute une partie du christianisme est en train de mourir parce que ce qu’elle raconte n’a aucun intérêt et qu’une partie des chrétiens ne comprend pas l’évangile, le Christ et la tradition parce qu’ils ne vivent pas les choses de l’intérieur. Mais il y a un tout autre christianisme absolument génial qui est formidablement vivant et va être appelé à être de plus en plus vivant.

Le Fils

Ce qui permet de rentrer dans le christianisme vivant, ce n’est pas de partir directement de Dieu, mais c’est de partir du haut et du bas. La première parole de la Genèse dit : « par principe, Dieu crée les cieux et la terre. » immédiatement, on voit apparaitre le haut et le bas, le visible et l’invisible, ciel et ma terre. Parler de Dieu, c’est parler du ciel et de la terre, c’est la raison pour laquelle, la métaphysique a été incapable de prouver l’existence de Dieu parce qu’on a fait de dieu un Dieu tout seul et non pas un Dieu qui fait vivre le ciel et la terre, on s’est demandé s’il y avait UNE cause qui permettrait de comprendre l’intelligence du monde. Bien évidemment que le monde n’est pas absurde et que les choses ne sont nées d’un accident, et il faut être terriblement provocateur pour faire croire comme on le fait croire aujourd’hui que tout est le résultat d’un accident. Il n’y a pas d’accident, mais ce n’est pas parce que je dis qu’il n’y a pas d’accident que j’ai compris quelque chose de Dieu.

« Par principe, dieu crée les cieux et la terre », cela veut dire que dieu est vivant et il fait vivre de façon continuelle la relation qu’il peut y avoir entre le visible et l’invisible, par principe Dieu est un torrent d’énergie qui vient du ciel sur la terre et va de la terre vers le ciel. Il n’est pas simplement une cause, il est une hyper cause pour une hyper vie et cela change complètement les choses. Dieu n’est pas simplement ce qui a été inventé contre l’absurde, mais c’est quelque chose de gigantesque. C’est une vision énergétique de Dieu, comme un torrent débordant de vie, qui nous donne une petite idée de ce que peut être Dieu. Si devant Dieu on n’est pas saisi par la beauté époustouflante de ce qu’il y a, c’est que l’on n’a rien compris.

Cela permet de comprendre le Christ, car lorsque Dieu crée le ciel et la terre, Il met immédiatement le Fils au centre de tout parce qu’Il donne tout et qu’Il ne garde rien pour lui et que en étant Père, la première chose qu’Il fait, c’est créer un autre Père, c’est-à-dire faire passer le Père invisible dans le Père visible. Et là, nous somme devant le mystère merveilleux et extraordinaire du Fils de Dieu qui est celui qui a tout reçu pour tout redonner. Le Christ est appelé Fils de Dieu, non pas pour flatter l’orgueil des chrétiens, mais pour montrer le génie incroyable du Père qui ne veut pas garder le Père pour lui mais donner le père à un autre afin que Lui fasse circuler la relation entre le ciel et la terre. Le Père c’est celui qui s’efface pour que l’autre devienne.

L’Esprit

Ce que je trouve extraordinaire dans la vision chrétienne de Dieu c’est la trinité et son aboutissement qui est l’Esprit et c’est ce qui est dit dans l’entretien avec Nicodème : « Dieu est Esprit ». Cela veut dire que, non seulement tout part d’un torrent d’énergie venant du Père voulant absolument que ce ne soit pas Lui le Père, mais que le Fils devienne le Père pour que l’Esprit puisse libérer le Père et le Fils.

L’Esprit c’est ce qu’on peut appeler l’intelligence géniale de la vie et libérer l’Esprit veut dire que la vie divine s’accomplie non pas simplement à travers le Père qui la donne, à travers le Fils qui la transmet, mais à travers le génie même de la vie qui va à un moment parler du Père du Fils et des torrents d’énergie qu’il peut y avoir en eux.

Tout est orienté vers le devenir inouï de l’existence, du monde et de toutes choses. Il y a bien évidemment l’Amour du Père et l’Amour du Fils, mais il y a quelque chose qui est encore plus beau, c’est le souffle prodigieux de l’Esprit qui est amené à faire vivre toute chose et tout être d’une manière inimaginable. C’est cela la bonne nouvelle, l’Evangile !

Je suis consterné par la médiocrité avec laquelle on parle de l’Evangile, c’est-à-dire la vision sociale de l’Evangile, tout se passe comme si le Christ n’avait fait qu’une chose, venir dans le monde pour dire « réconciliez-vous et occupez-vous des pauvres », on n’a pas besoin du Christ pour cela, les socialistes font très bien le travail sans l’Evangile. A l’inverse, ils sont incapables de nous parler de la vision prodigieuse de la vie.

Ordinairement on fait du social et on s’occupe des pauvres parce qu’il est mal vu de ne pas le faire, mais lorsqu’on a eu l’expérience de la vie divine, on n’a qu’une envie c’est de faire du social et de s’occuper des pauvres parce qu’il ne vient même pas à l’idée de ne pas le faire, c’est autre chose et c’est à un autre niveau.

 Nous sommes un monde appauvri qui n’a plus aucun souffle pour parler de quoi que ce soit et c’est pour cela que l’on va si mal, économiquement, socialement et politiquement. Il n’y a aucun souffle, aucun élan, aucun idéal, l’Esprit n’est pas là. Nous avons quitté nos origines christiques, et le christianisme lui-même a quitté ses origines christiques ce qui fait qu’il n’y a plus aucun souffle.

Il faut reconstruire les choses et pour cela, il faut comprendre que tout vient de l’Esprit. Très concrètement, c’est le droit qui m’a fait comprendre ce qu’est l’Esprit. Il y a la loi, et il y a l’esprit de la loi qui consiste à rappeler que toutes les lois sont faites pour le bien de l’être humain et pour la vie de la société. Elles ne sont pas faites par des gens méchants ou mal intentionnés qui auraient pour but de nuire à l’humanité, et elles sont faites pour le bien être, la conservation et le progrès des sociétés et des hommes. L’esprit de la loi, c’est la force de vie et le désir de vie qui dit que pour comprendre ce qu’il y a derrière toute loi, il faut revenir au désir de vie et essayer de voir la loi, non pas avec les yeux de notre monde blessé et malade qui ne voit les choses qu’à travers des divisions et des mauvaises intentions, mais au contraire, à travers une intention vitale.

C’est formidable de voir les choses ainsi ! On a tendance à ne voir que des mauvaises intentions parce qu’on est obscurcis par des polémiques au niveau politique et qu’on pense qu’une loi est faite par l’adversaire politique pour conquérir le pouvoir, on va faire quelque chose pour contrer cette loi et on ne voit plus du tout l’intention de vie et il est merveilleux de revenir à l’Esprit.

La vie a du sens parce que la vie veut la vie, parce que Dieu aime Dieu, et Dieu qui est vivant aime Dieu vivant. Souvenons-nous de l’intention de vie qu’il y a partout et nous aurons un bon état d’esprit au lieu de voir des esprits malveillants, des malversations et des gens qui veulent notre mal, nous verrons les choses sous une intention positive. Si l’on considère que tout être humain essaie malgré tout, avec les moyens qui sont les siens, d’exprimer son intention de vie, nous n’avons plus affaire à des ennemis, mais à des vivants. Lorsque j’allais voir ma mère qui était en train de mourir à l’hôpital, je n’allais pas voir une malade avec des médecins et des infirmières, j’allais voir une vivante avec des vivants qui s’occupent d’autres vivants et c’était génial. Avec des choses très simples, on inventait des moyens pour faire quelque chose, on avait décidé qu’on était des vivants et le monde en était transfiguré.

Ça, c’est l’Esprit, l’Esprit est vivant et quand on comprend que Dieu est Esprit, cela veut dire que Dieu est vivant, qu’Il aime la vie et les vivants et Il veut que tout vive. En Jean 14,6, le Christ dit : « Je suis la voie, la vérité et la vie » cela veut dire que la vie, la vérité et la voie se trouvent dans le « Je suis » qui est le nom de Dieu et qui permet de tout vivre d’une manière personnelle en communiant avec tout, alors tout devient vivant.

L’élan vital

Bergson a fondé toute sa pensée sur l’élan vital et l’énergie spirituelle. C’est ce qui se passe lorsqu’on a affaire à quelque chose qui est vraiment intéressant, qui se démultiplie et qui est en expansion. Tout vient de l’avenir, tout vit parce que tout a de l’avenir, et parce que tout a de l’avenir, tout est porteur d’un potentiel vital qui ne demande qu’à s’actualiser. Ce qui donne de l’élan vital et qui crée de l’énergie spirituelle à partir de cet élan vital, c’est l’avenir. Lorsqu’on dit à quelqu’un qu’il a de l’avenir, il s’illumine, au contraire, si on lui dit qu’il n’a pas d’avenir, il s’effondre. L’avenir précède le commencement, il est le commencement du commencement. Au commencement se trouve l’avenir, ce qui fait que, avant même que tout commence, tout à de l’avenir et lorsqu’on est dans l’avenir, tout est possible, tout est ouvert.

C’est pour cela que je pense que la mort, la souffrance et la vieillesse n’existent pas, la seule chose qui soit réelle, c’est l’extraordinaire potentiel qui vient de l’avenir et c’est ce que montre le christ dans la multiplication des pains et dans le grain de sénevé : à partir de presque rien des choses immenses apparaissent.

Quotidiennement, on nous dit qu’on est au bord de la catastrophe, financière, sanitaire, terroriste, et qu’on va tous mourir, on est dans un monde de mort et de désespoir. Vous pleurez sur cette situation et quelqu’un vous dit : « vous êtes en train de pleurer, vous pensez que vous allez mourir, mais vous n’êtes même pas encore né !». Comprenons que le vrai problème n’est pas le problème de la mort, le vrai problème c’est celui de la naissance parce que personne n’en parle. Ce génie de Bergson a compris que tout vient de l’avenir, et que c’est cela qui va nous donner l’intelligence. J’ai mis 50 ans à comprendre ce qu’est l’intelligence, c’est magnifique, cela veut dire lire entre les lignes, c’est apercevoir ce qu’il y a derrière les lignes et comprendre ce que sont les lignes.

Il y a trois lignes et trois manières de voir ce qu’il y a derrière les lignes. Il y a toujours le matériel, le personnel et le transcendant. L’intelligence est d’abord pratique et concrète, toute chose cherche à vivre et être intelligent c’est se servir de l’intention de vie qu’il y a dans la matière pour l’utiliser à notre profit. Je lis entre les lignes lorsque je suis capable de me servir d’une manière vivante du monde vivant autour de moi pour ma propre vie. C’est l’intelligence primaire, elle est vitale et nécessaire. Ensuite, il y a l’intelligence humaine, dans la société, elle nous permet de nous accorder, de vivre dans la paix, la fraternité, l’amour et l’amitié en respectant la volonté de vie de chacun. Enfin, il y a l’intelligence créatrice, géniale qui vient d’en haut, c’est le moment où on défend la vie et l’humanité, on est dans la vie même. Le vivant veut le vivant, il laisse parler le vivant et c’est la vie qui parle à travers lui, on est dans l’Esprit de vie qui est la quintessence de la vie.

Cela permet de parler de la vérité et de l’intuition. Ce qui est intéressant dans la vie qui parle d’elle-même, c’est qu’elle montre ce qu’est l’expérience de la vérité et de la chose même. La chose même, c’est ce que le philosophe, l’artiste et tout être recherchent. Rimbaud disait : « Je cherche la vérité dans une âme et dans un corps » et cette vérité, c’est l’Esprit même de la vie qui parle à travers la présence et le rayonnement. On est dans l’Esprit lorsqu’on est dans la concentration de la vie qui va entrainer le rayonnement de celle-ci et qui va exprimer la vérité de la vie. C’est ce que Jankélévitch a très bien exprimé à travers sa vision atmosphérique. Il dit qu’on part de la vie, puis on va dans une vie plus vivante qui devient de plus en plus vivante et elle devient tellement vivante, qu’à un moment, on passe du palpable à l’impalpable et cela crée une atmosphère qui revient sur la chose pour la faire vivre. Parce qu’il y a la chose, il y a l’atmosphère et parce qu’il y a l’atmosphère, il y a la chose, l’ensemble vit et on se trouve dans l’Esprit.

C’est un de nos modes d’accès au réel. Nous avons un mode d’accès au réel pour des raisons pratiques, pour des raison humaines et sociales mais également pour des raisons spirituelles. Les raisons spirituelles sont des raisons climatiques et atmosphériques, c’est-à-dire que l’on sent si la vie rayonne et à ce moment-là, on se sent bien, mais s’il n’y a pas de rayonnement, on le sent également.

On parle du réchauffement climatique mais on ne se rend pas compte que ce qui crée un problème de climat et d’atmosphère, c’est la misère spirituelle dans laquelle nous vivons et non pas simplement, le fait d’avoir des vaches qui pètent ou des voitures qui consomment trop de carburant. Nous avons des trésors célestes à l’intérieur de nous et nous ne les exploitons pas, le problème n’est pas qu’on exploite trop les énergies fossiles, mais qu’on n’exploite absolument pas les énergies célestes.

II y a une réforme mondiale à faire, je suis plutôt optimiste car je pense qu’on va la faire et que nous allons vers un avenir spirituel absolument passionnant parce que tout est à faire. Le paradoxe, c’est que lorsque les choses vont mal, elles ne peuvent que mieux aller. Je suis sûr qu’on apprendra des choses géniales sans dictature politique ou religieuse. Pour moi, c’est l’enseignement du Christ qui, sans dictature, vient nous apprendre une révolution absolue de toute l’humanité.

Lorsqu’on a affaire à cette énergie spirituelle qui vient de l’avenir et qui rentre dans la vie même, on a affaire à la libération du souffle. Le souffle c’est ce qui pousse tout en avant et qui emmène tout dans l’avenir. Il faut arrêter de regarder en arrière pour régler des comptes et il faut aller de l’avant : « ne penses plus au mal qu’on t’a fait mais penses au bien que tu n’as pas fait et vas vers l’avenir prodigieux qui est le tien ».

L’espérance, ce n’est pas attendre quelque chose qui va venir, mais c’est arrêter de condamner ce qui existe, rien n’est tragique à priori et cela veut dire que le monde est déjà sauvé. Les chrétiens disent que le Christ est ressuscité et qu’il a vaincu la mort, cela veut dire que la mort n’existe plus, je comprends très bien que pour beaucoup la mort est la fin de la vie, mais on s’aperçoit qu’en permanence le monde est sauvé. La vérité c’est que le monde et la vie vont très bien mais que nous sommes complètement retard par rapport à la vérité de toutes choses.

Lorsque je dis cela, on dit que je suis dans le déni, la réalité est triste et si je ne suis pas triste avec la réalité, je suis dans le déni de la réalité, mais je crois que ceux qui pensent cela n’ont pas compris ce qu’est la réalité car la réalité va fondamentalement bien et c’est ça le souffle de l’Esprit. Un ami Juif me parlait de l’hôpital et de la chambre où des gens allaient mourir en disant que la chambre de quelqu’un qui meurt, c’est la même chose que la terre promise, c’est la maison de la vie et c’est ainsi que les juifs appellent les cimetières : la maison de la vie. Il faut habiter le monde en poète, voir en toute choses la maison de la vie et mettre le monde dans la maison de la vie, c’est magnifique.

Dieu n’est pas celui qui crée pour imposer sa volonté, mais celui qui s’efface pour que tout vive et pour que le Fils fasse vivre, et le Fils veut que tout aille dans la génialité de la vie pneumatique qui est la vie dans l’Esprit.