Théologie et Morale

Pour être moral. Pas besoin de Dieu ?

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Dans le prologue de Saint-Jean, il est dit : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu…. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. »

Il y a là le principe méthodologique pour aborder correctement toute question théologique. Saint Jean nous dit en substance que si nous voulons comprendre quelque chose aux Evangiles et à la chose religieuse en général, il faut quitter nos catégories humaines et comprendre que nous entrons dans un autre espace, un espace totalement spirituel.

L’espace de la vie théologique est gouverné par l’Esprit ou  la Présence ineffable.

Le Verbe relie le monde visible au monde invisible, le monde concret au monde transcendant, Il nous enseigne que tout est hyper vivant et hyper agissant.

En rentrant en vous, vous allez faire résonner l’existence et découvrir ce qu’il y a d’infini en elle, vous allez vivre la rencontre entre le verbe et la chair et vous allez comprendre qui est le Dieu vivant ou le Christ.

Ce qu’il faut comprendre c’est que le Verbe est tellement extraordinaire, qu’il va au delà de toute lumière et qu’il donne la sensation d’être ténébreux. Si on veut rentrer dans le monde spirituel, il faut rentrer dans le monde de la ténèbre. C’est le plus que lumineux, qui est tellement lumineux qu’on ne peut le voir avec les yeux humains et si on le regarde avec les yeux humains, il devient ténébreux. Tous les grands mystiques qui ont fait l’expérience de Dieu ont été confrontés à la ténèbre.

L’expérience de l’incompréhensible

Ceci est très important pour nous car nous allons parler de choses spirituelles, de choses religieuses, et théologique. Attention ! Si nous croyons comprendre, c’est que nous ne comprenons rien, mais si nous acceptons de ne pas comprendre, là nous commencerons à comprendre.

Lorsqu’on ne la comprend pas avec le cœur, l’expérience de l’incompréhensible donne l’impression de détruire la connaissance et la raison, mais c’est l’inverse qui se passe. Si je fais l’expérience de l’incompréhensible, je vais stopper le mental, l’intellect prédateur qui veut tout dominer, je vais me taire, fermer les yeux, rentrer dans le silence, dans l’invisible, et je vais commencer à sentir les choses, je vais entendre résonner l’infini, et là, je vais à pouvoir commencer à comprendre.

Souvent, dans les paroles dites « religieuses », on réduit et on appauvrit considérablement les choses, on ne se rend pas compte que les paroles du Christ sont des paroles infinies et non pas des simplement des paroles humaines concrètes. Pour comprendre ce que dit le Christ, il convient de suspendre la compréhension banale. Et si on n’aborde pas la théologie en se purifiant de notre intellect primaire qui veut tout saisir, on passe complètement à côté.

Souvent lorsqu’on parle de religion, de mystique et de Dieu, tout ce que l’on dit échoue. Ceci est normal car il y a des gardiens derrière la Parole, et si on ne s’est pas purifié, les gardiens nous interdisent de rentrer et on est dans un échec de la Parole.

Mais si on se purifie, si mentalement on se tait, si on ouvre ses oreilles, si on ferme les yeux et si on ouvre son cœur, on commence à sentir les choses de l’intérieur et alors, les paroles s’ouvrent et nous découvrons un trésor.

La Vie extraordinaire

La véritable théologie morale, c’est la vie extraordinaire. C’est ce qui nous sauve, en effet si on ne vit pas extraordinairement la réalité, même les choses les plus  banales, on passe à coté de la vie et même vivants, nous sommes morts. Si nous vivons d’une manière extraordinaire, si nous rentrons à l’intérieur de notre chair en faisant l’expérience de l’écoute, du véritable regard et de la sensation profonde, là nous rentrons dans le Verbe et nous sommes sauvés.

La question du Verbe et de la Parole est la question centrale de l’existence. Dans notre monde, on veut sauver le corps extérieur mais on oublie de sauver la chair qui est notre corps profond et qui nous ouvre sur le Verbe. On pense que la bonne vie est la vie qui répare le corps extérieur et la vie immortelle serait celle de l’immortalité du corps extérieur. Je n’ai rien contre tout ce qui peut réparer et soigner le corps extérieur, et je me réjouis que celui-ci puisse fonctionner, mais ne négligeons pas le corps profond, la chair, qui permet d’avoir la plénitude de l’existence.

Au long de l’année, je vais essayer de parler de cette vie extraordinaire qu’est la vie en Christ, la vie de l’intellect purifié à travers l’ouverture du cœur et de ce qu’on peut appeler les sensations profondes.

La théologie morale, c’est lorsque nous pratiquons la vie extraordinaire et qu’il y a une relation entre la morale, c’est-à-dire la manière que nous avons de nous comporter dans ce monde, et les sources théologiques qui sont derrière ce comportement. Vivre extraordinairement, c’est avoir une vie totalement attentive à ce qui est, et si nous avons cette vie, nous découvrons des merveilles.

Histoire de la théologie morale

Il y a deux manières d’aborder la théologie morale, une manière extérieure, et une manière intérieure. Si nous l’abordons d’une manière extérieure, nous apercevons une histoire qui est marquée par deux moments : le premier est l’apparition de la théologie morale et le deuxième est son effondrement.

Au départ, c’est la volonté, de la part de l’Eglise occidentale, de bâtir une théologie systématique qui couvre tous les domaines de l’existence. Elle vise à produire un système moral qui répond à des exigences rationnelles, d’où la notion de théologie morale, ou science de Dieu appliquée à la morale.

Il y a là une volonté de « sérieux ». Je suis chrétien, je veux faire vivre la Parole de Dieu et la servir, je veux démontrer rationnellement l’existence de Dieu et je veux en même temps expliquer qu’il est cohérent de partir de Dieu et ensuite, d’apercevoir qu’il y a dans sa Parole toute une science qui s’applique à la vie morale.

La théologie morale est apparue au moment où l’Eglise occidentale s’est sentie menacée, celle-ci a élaboré un système de vie morale pour garantir un certain ordre social chrétien, et on peut dire que pendant plusieurs siècles, cet édifice a fonctionné avec beaucoup d’efficacité en développant une vision rationnelle de la morale à partir de fondements religieux et théologiques. Ce qui était moral était la bonne conduite qui renvoyait aux prescriptions faites par le Christ, les apôtres, les pères de l’Eglise et par l’enseignement courant de l’Eglise dispensé par les prêtres et les évêques.

Un jour la théologie morale s’est effondrée et il y a deux raisons à cela. La première, c’est l’émancipation de l’homme moderne et la volonté de rejeter toute théologie afin de vivre librement. Cela ressemble beaucoup à l’adolescent qui quitte sa famille pour pouvoir vivre et décider par lui-même. C’est la séparation entre la religion et la vie sociale.

La deuxième raison c’est les limites internes de la théologie morale et je dirais volontiers que la théologie morale est le pire ennemi de la théologie morale.

Lorsque celle-ci devient un exercice intellectuel et rationnel, aussi parfait qu’il puisse être, elle se heurte au fait qu’il n’y a plus besoin d’être croyant pour être un très bon théologien.

Pour certains philosophes, ce qui est admirable chez Saint Thomas d’Aquin, ce n’est pas Dieu, c’est la cohérence de son raisonnement, et quelque-part, ils sont d’autant plus cohérents, qu’ils n’ont pas la foi.

Si on met en place une théologie morale fondée uniquement sur des principes rationnels, à partir de l’enseignement de l’Eglise, à un moment, la théologie morale tue la théologie morale parce qu’il lui manque de la passion, de l’envie et de l’amour.

Ce qui fait que nous devenons des êtres moraux, c’est qu’à un moment, derrière la raison, il y a quelque chose de plus qui est le côté vivant. Nous faisons de la théologie morale parce que cela nous fait vivre et si ce n’est pas le cas, elle s’écroule et détruit tout intérêt.

La morale sans théologie

A un certain moment, la théologie morale s’est écroulée et à sa place, est apparue une morale sans théologie, c’est la morale des « lumières », c’est la morale moderne et postmoderne qui consiste à dire : «Nous n’avons pas besoin de théologie pour bâtir une morale. »

Cette morale sans théologie, on la retrouve chez Kant, chez Sartre et dans la laïcité en général.

Les arguments de Kant pour fonder une morale sans théologie sont ceux de la volonté et de la responsabilité. Pour Kant, ce qui fait que nous sommes des êtres moraux, c’est que nous décidons de devenir responsables et de faire les choses parce que nous le voulons. Ce qui est parfaitement vrai et juste, nous ne pouvons pas toujours être des enfants dirigés  par leurs parents qui obéissent à des règles. A un moment, il faut être des adultes et décider des règles par nous-mêmes. A ce sujet, Kant soumet la religion à la morale et explique que ce qui donne du sens à la religion, c’est la moralité. Pour lui, on reconnait une religion à la moralité de ceux qui la pratiquent.

Sartre lui, dit que la seule moralité qui existe dans ce monde se trouve dans l’athéisme parce qu’être athée, c’est décider radicalement d’inventer ses propres valeurs, et on ne peut le faire que si Dieu n’existe pas et si il n’y a aucun salut. Pour Sartre la condition de la moralité réside dans la solitude métaphysique absolue. Kant disait que la morale est une affaire de volonté, Sartre va plus loin en disant que c’est une affaire de solitude et de rupture totale de l’homme avec Dieu.

Dans notre société, la laïcité repose sur la séparation de L’Eglise et de l’Etat et cette séparation se traduit sur le plan culturel par la séparation entre la morale et la théologie ou la religion, avec à la clef, cette idée que pour bâtir de la morale, on n’a pas besoin de la théologie. Bâtir la morale, c’est être un humain responsable de l’humanité. On ne veut plus entendre parler de théologie et de religion et on fait de la morale un système parfaitement replié sur lui-même. Le résultat est qu’on aboutit à l’auto destruction de la morale.

Lorsque la morale tue la morale

Elie Wiesel, grand écrivain juif et prix Nobel de la paix racontait son expérience dans les camps de concentration et disait que ce qui l’étonnait au plus haut point, c’est que les nazis avaient le sens du bien et du mal, le sens de la morale et du devoir. Il se demandait comment, dans ce cas, on pouvait gazer des innocents et les bruler dans des fours crématoires.

Voici une grande énigme : comment se fait-il que le totalitarisme et le nazisme aient pu naître dans un monde civilisé ?

Georges Steiner, dans son livre « Le château de Barbe Bleue », pose cette question : « Comment se fait-il que Robespierre qui avait un haut sens de la morale et de la vertu, ait été en même, temps le père de la terreur ? ». Comment se fait-il que tous les mouvements révolutionnaires qui voulaient apporter le beau, le vrai, le bien, la justice en ce monde, soient devenus des systèmes d’oppression ?

L’expérience de la beauté

C’est Levinas qui répond très bien à cette question et qui en y répondant, nous met en relation avec les sources vivantes de la véritable morale. Pour lui, la morale n’est pas une affaire de règles ou de devoir, l’expérience de la morale est une expérience esthétique et non pas éthique. Nous devenons moraux, non pas quand la morale nous enseigne à l’être, non pas quand il y a une théologie morale, mais quand nous faisons l’expérience, dans toute notre chair, de ce que veut dire l’existence.

Ce qui fait que je deviens un être moral, c’est que je fais l’expérience du caractère bouleversant de l’existence. Je fais l’expérience de la beauté, de la profondeur, de la transcendance de l’existence et de quelque chose qui est tellement beau que j’entends la phrase : « Tu ne tuera pas », je ressens l’impossibilité de faire du mal.

C’est l’expérience de la beauté à l’état pur, elle me met devant l’impossibilité de faire le mal parce que je ne peux ressentir la beauté que si je me donne totalement à elle, si je vis en elle dans un état de communion, et cela ne peut se faire que s’il n’y a plus aucune idée de mal et de mort.

Il peut y avoir une esthétique du mal et de la mort, mais ce n’est pas l’expérience de la beauté. Celle-ci n’est possible que si l’on va dans cet extraordinaire qui est le moment où on rejoint un espace de non mal et de non mort. C’est ce qui a manqué aux tortionnaires nazis et qui manque aux bourreaux qui ensanglante la planète. Ils ont souvent été éduqués dans une discipline stricte et ils ont le sens du devoir. Mais, ont-ils appris la morale avec l’expérience émotionnelle ? Ont-ils appris Dieu à partir de cette expérience émotionnelle ? Ont-ils mis la communion au centre de leur vie ? Ou bien n’ont-ils eu qu’une morale et une religion extérieures.

Aujourd’hui, le terrorisme vient du légalisme et du fondamentalisme religieux qui prennent les choses à la lettre. Le terroriste pense que la religion, c’est la loi, et que ceux qui ne respectent pas la loi sont des ennemis de Dieu et doivent être punis. Il a une vision légaliste de la religion comme de la morale, avec d’un côté le bien qui respecte la loi et de l’autre le mal qui ne la respecte pas. Quand il tue au nom de Dieu et au nom de la morale parce qu’il faut respecter la loi, Il pense bien faire.

Le terroriste a un appétit de violence et utilise le légalisme religieux comme prétexte pour assouvir cet appétit en toute légalité.

Ce qui a manqué au terroriste ce n’est pas la morale, les règles ou l’éducation, c’est une expérience émotionnelle et de profonde communion. Ce qui a manqué aux nazis, c’est d’arrêter d’avoir le sens du devoir et de l’obéissance. Les criminels de guerre disaient qu’ils obéissaient aux ordres.

Le centre de la liturgie, c’est la communion avec le Christ et cela signifie quelque chose d’absolument extraordinaire à travers le pain et le vin. Le but de la vie en Christ c’est d’arriver à avoir cette communion dans le plus intime secret de l’univers. Là on n’est plus dans la loi, on n’est plus dans la morale  ni dans la théologie morale, on est dans autre chose qui va rendre possibles la morale, la théologie et la véritable théologie morale.

Un double échec

La théologie morale nous met au cœur du double échec du monde européen.

Premier échec, celui de la religion qui en voulant se structurer et se rationnalisé a bâti un système qui a tué la morale, la théologie et la théologie morale par l’incapacité qu’il a à éveiller l’âme et à ouvrir les consciences.

Deuxième échec,  l’alternative donnée à la théologie morale à travers une morale sans théologie qui développe une morale de l’athéisme, délibérément anti religieuse, et qui débouche sur l’incapacité à développer une véritable pratique de la morale.

Aujourd’hui on demande à la religion de se taire, il n’est plus question de théologie morale, et on veut également en finir avec la morale puisqu’on a remplacé le mot « morale » par « éthique » ou « valeur ».

Ce que nous vivons est, en fait, une très bonne nouvelle car le fait qu’il y ait une crise à propos de la théologie et de la morale signifie que le véritable problème a été pointé.

Ce ne sont pas la théologie ou la morale qui sont mortes. Ce qui est mort c’est une certaine manière de faire de la théologie et de la morale, car la véritable théologie et la véritable morale, elles, sont enthousiasmantes.

La notion de « Gloire »

Il faut reconstruire la théologie, la morale, et leur rencontre. Cela veut dire qu’il faut remettre au centre de notre vie ce que j’appellerai la notion de « gloire ». La « glorification » permet de tout lier. Dans la divine trinité, les pères de l’Eglise disent que le Père glorifie le Fils qui glorifie l’Esprit, qui glorifie le Père et le Fils. Tout le monde glorifie tout le monde. Là, nous avons affaire au véritable lien qui permet de fonder un véritable sens théologique et moral.

Faire de la théologie, c’est voir le monde à partir de la gloire qui est la vie débordante de vie. L’expérience de la gloire, c’est l’expérience de l’humilité et de la conscience absolues.

Est-ce que nous nous rendons compte du caractère proprement extraordinaire de l’existence ?

Si nous prenons conscience de cela en remerciant d’exister, nous allons voir le monde, nous allons entendre le monde et les hommes, nous allons rentrer dans notre chair et nous allons entendre résonner l’infini à l’intérieur de nous.

Et là, nous allons faire de la théologie, c’est-à-dire que dans tous les éléments de l’existence, nous allons trouver quelque chose d’ineffable. Nous allons faire rentrer l’invisible dans le visible, nous allons faire l’expérience du pain et aller encore plus loin, au delà de l’espace temps, dans le vin de l’existence.

Là, on est dans la science. Aujourd’hui la science c’est ce qui donne une intelligence à la réalité et ce qui nous met devant son caractère stupéfiant. Bachelard nous dit que la science ne peut être scientifique que si elle est révolutionnaire et si elle se rend compte qu’elle n’a pas encore vu le réel. Là on commence à être dans le véritable savoir.

La véritable théologie glorifie la morale.

Au départ, la morale est un ensemble de règles sociales qui deviennent des règles de comportement et débouchent sur un certain état de conscience qui vise à donner une certaine perfection à l’humanité. Il pourrait y avoir une manière glorieuse de parler de la morale, les habitudes que l’on prend et les règles personnelles pourraient être glorieuses. Il est extraordinaire de donner une règle à l’existence, car lorsque quelque chose est bien réglé, cela devient extrêmement heureux. Certaines coutumes sont magnifiques, il y a des traditions qui sont superbes, on vient les voir du monde entier et on s’aperçoit que lorsqu’une coutume est vécue de l’intérieur, c’est merveilleux.

Le gros problème de notre monde est que nous n’avons plus de traditions et de coutumes, avec tout ce que cela peut apporter de magnifique lié au folklore, c’est-à-dire à la musique, aux vêtements, à la nourriture et à la manière de se comporter.

Vivre une règle intérieure, c’est extraordinaire. C’est comme un régime de champion, vous commencez par vous donner une règle de vie et vous vous rendez compte que cette règle vous fait énormément de bien.

On peut aller jusqu’à donner un certain idéal à l’humanité, avoir une vue sur elle à travers l’éducation qui plonge profondément ses racines dans quelque chose de beau.

Nous apercevons que notre laïcité a tors de vouloir opposer la théologie à la morale parce que la théologie bien vécue glorifie la morale et c’est ce qui permet d’éviter d’avoir une morale totalement abstraite qui fait que l’on passe complètement à côté de la vie.

Lorsque la morale a été glorifiée par la théologie, elle glorifie en retour la théologie et « remercie » la théologie en expliquant ce qu’elle lui doit. Aujourd’hui nous voulons une morale qui n’opprime plus et nous pensons que la condition c’est de séparer totalement la morale de la religion.

Cela est vrai si la relation morale / religion est un système fermé, mais si l’expérience de la religion permet de vivre une communion, c’est autre chose, et on s’aperçoit que la morale aurait tout intérêt à vivre une expérience de communion, justement pour pouvoir être morale.

Pour moi, la théologie morale a du sens si c’est l’introduction à la vie extraordinaire, si la théologie est une théologie de la gloire, si la morale est une manière glorieuse de vivre et si nous vivons dans un monde où la théologie et la morale se glorifient l’une l’autre.

Nous essayerons donc d’introduire ce principe glorieux pour l’existence, la pensée et le cœur.