Extraits du premier des 7 livres que Jeanne Morrannier a écrit sous la dictée de son fils depuis l’Au-delà à partir de 1976
I/ MON FILS
Georges Morrannier s’est suicidé 13 septembre 1973 à l’âge de 29 ans après avoir fait de longues études scientifiques, philosophiques et de l’histoire des religions. Il se posais une question ”la vie a-t-elle un sens et une finalité ?
Il s’est tourné vers l’Orient et le yoga mystique pour trouver la réponse mais cela le conduit à la dépression et au suicide.
Quelques mois après sa mort, sa mère perçoit des choses étranges, des bibelots déplacés, des chaussons qui changent de pièce, des coups dans les murs, une serrure qui se ferme toute seule. Elle finit par penser que cela vient de son fils Georges et consulte un médium. Bien qu’elle soit peu croyante et non pratiquante, le médium lui conseille de faire dire des prières par un prêtre et de brûler un cierge pour aider son fils.
Par l’intermédiaire de ce médium, elle communique avec Georges et lui pose la question : ”pourquoi t’es-tu suicidé ?”. Le médium répond en écriture automatique guidé par Georges : ”je voulais retrouver ma forme astrale rapidement. Le corps physique n’a pas d’importance, ce qui compte c’est maintenant et je suis très bien. »
Sa mère demande ”que fais-tu ? es-tu heureux ? ”
”rassure toi, je suis très bien, je suis près de toi chaque soir. J’ai beaucoup de travail ici, plus que sur la terre, je ne suis pas seul. Je ne suis pas désintégré, je suis toujours dans la forme que j’avais sur terre ”
Au bout de deux années de communication avec le médium, Georges lui explique qu’elle peut écrire elle-même. Elle lui demande si ce n’est pas dangereux et il lui répond qu’il y a du danger à communiquer avec l’Astral car il y a beaucoup de voyous de l’autre côté comme sur la terre. Mais il lui dit qu’elle est très protégée et qu’il lui apprendra à se protéger elle-même par la prière.
Un soir, elle fait un essai sur une feuille, devant la photographie de Georges et au bout de quelques minutes, le crayon glisse sur le papier pour dessiner des traits et des courbes de plus en plus vite. Elle fit des pages de dessins entrecoupé de quelques mots et de courtes phrases. Elle avait l’impression de communiquer télépathiquement avec Georges car elle devinait les phrases qu’il voulait lui faire écrire. ”c’est toi qui écris, mais c’est moi qui pense. Je guide le crayon et dès que tu hésites, je pousse et ça repart.”
Elle lui demande : ”comment le passage se fait-il d’un monde à l’autre ?”
”Très facilement pour moi car je ne voulais plus vivre sur notre terre. Je me suis trouvé guéri aussitôt et je me suis endormi. Ici, c’est magnifique, la lumière, les fleurs, les plantes, les arbres ” ”je suis retourné en Inde – plus besoin de prendre le train ou l’avion – nous nous déplaçons à la vitesse de la pensée. ” ”Notre mission dans l’Astral est d’aider les personnes décédées à s’adapter à leur nouvelle vie. Ce n’est pas toujours facile de quitter la terre.”
Jeanne : « les épreuves de la vie terrestre ont elle une raison d’être ? »
« Oui ce sont elles qui permettent l’évolution, il faut les passez pour avancer. »
Jeanne : « l’heure de la mort est-elle déterminée ? »
Georges : « la mort est un événement déterminé par le destin mais pas la façon exacte de mourir. Le suicide est un accident de parcours il peut être accepté par l’astral mais jamais prévu »
« pour quelqu’un qui vient de quitter le monde terrestre contre son gré et qui voit les préparatifs de son enterrement, puis y assiste c’est épouvantable »
Jeanne : « que doit-on faire ? »
Georges : « faire les choses le plus strictement possible »
Jeanne : « est-ce que vous respirez ? »
Georges : « oui nous n’avons plus besoin d’oxygène mais c’est autre chose »
« Nous avons tous un guide qui nous indique qui on doit aller aider, les ordres sont transmis par des ondes que l’on ne connaît pas sur terre des ondes de pensée »
II/ MA FAMILLE
Jeanne Morrannier rencontre les membres de sa famille décédés qui vivent avec son fils
- Sa tante Marie décédée en 1918 et qui a toujours 21 ans
« Nous ne vivons pas là-haut dans un endroit indéterminé mais avec vous dans vos maisons »
- Son père
« Nous aimons notre famille encore plus que sur la terre nous vous voyons et entendons mais ce qui est atroce c’est de ne pas être vu ni entendu »
Sa tante Marie : « il n’y a pas de nuit pour nous, nous sommes constamment dans la lumière. Nous savons que la journée et terminée quand nous vous voyons aller vous coucher. Nous ne souffrons plus ni du froid ni de la chaleur »
Georges : « les fleurs nous aident presque autant que les cierges et les prières c’est comme une nourriture spirituelle. La cérémonie religieuse de notre enterrement est éprouvante pour nous, mais il est absolument indispensable de brûler des cierges et de prier »
« Je suis très satisfait lorsque tu mets à côté de ma photographie une plante fleurie bien vivante nous voyons vos plantes vos arbres vos fleurs mais avec en plus leur aura, c’est pourquoi tout est si beau »
« C’est aussi votre musique que nous entendons et nous assistons parfois aux concerts qui nous plaisent »
- Sa grand-mère :
« J’étais très pieuse mais loin d’avoir compris. Personne ne nous parlait de tout ceci nous n’avions que notre pauvre religion catholique remplie d’erreurs. Il faut excuser les prêtres ils ne peuvent pas savoir mais il faut que la terre accepte cette vérité et nous y parviendrons.
Georges : « nous sommes toujours dans la lumière parce que toutes les ondes toutes les vibrations toutes les radiations émettent une lumière que vous ne pouvez pas voir avec vos yeux terrestres, sans compter vos auras qui nous éclairent aussi. Le cosmos est rempli d’ondes lumineuses, la prière comme la pensée émet des vibrations lumineuses »
« Nous passons dans l’astral avec les connaissances acquises sur la terre plus celles que nous acquérons ici. Beaucoup de désincarnés se laissent vivre sans se poser de questions. »
Question posée à la tante de Jeanne : « Tu es la première épouse de mon père tout en étant ma tante tu es parti très jeune et mon père s’est remarié que va-t-il se passer lorsque ma mère arrivera près de vous ? »
Marie : « Nous serons heureux tous ensemble. J’ai poussé ton père sans qu’il s’en doute à épouser ma petite sœur, ils ont été très heureux et je n’étais pas jalouse. Ta mère en arrivant ne sera pas jalouse, la jalousie n’existe pas ici, nous nous aimons spirituellement. Nous nous réunissons par affinité et tout le monde est heureux.
Jeanne : « Est-ce que tous les êtres sont assurés d’avoir une vie spirituelle dans l’Astral ? »
Georges : « Non tout le monde ne vit pas éternellement, il en est qui disparaissent et qu’on ne revoit jamais ce sont des cas extrêmes d’êtres vraiment abominables. Nous en récupérons le plus possible, cela fait partie de notre travail. »
Jeanne fait connaissance avec son guide
« Je suis votre guide depuis votre naissance et j’ai eu la tâche de vous faire naître dans une famille très évoluée spirituellement car vous deviez être chargé d’une mission. Vous êtes médium et vous allez être chargée de répandre la vérité sur la vie dans l’Astral. Nous avons besoin de vous pour nous faire entendre dans le monde terrestre, ce sont les médiums qui seront chargés de répandre tout ce que les êtres humains ont à découvrir. Nous vous aiderons, cependant chaque chose doit venir en son temps et les vérités de l’astral ne doivent être révélés que peu à peu car il faut habituer les êtres humains à cette réalité spirituelle que beaucoup refusent. Nous-mêmes les guides ne sommes pas au courant de tout, il est des mystères encore impénétrables qui nous seront aussi révélés progressivement. L’évolution se poursuit pour nous comme pour vous. »
« C’est la crainte d’un jugement ou d’une punition qui bien souvent font refuser la survie. Il est normal que les fautes graves se payent, cependant ne croyez pas qu’il y ait un jugement divin, c’est l’être lui-même qui se juge »
« Les guides sont des êtres spirituels qui sont parvenus dans une sphère blanche, leur aura sur la terre était entièrement blanche. Ils sont chargés de diriger et protéger les êtres humains. Nous devons obéir et accomplir notre mission de tout notre cœur, nous avons un cœur ouvert à l’amour des autres infiniment plus que dans le monde terrestre. Tout ici et amour entraide et efficacité.
III/ l’au-delà dans l’Antiquité
À l’égyptien d’il y a 5000 ans il est trois devoirs que la morale religieuse impose. Le premier est d’honorer les dieux et de leur offrir des sacrifices, le deuxième est d’aider et de secourir son prochain, le troisième est d’honorer les morts et de leur faciliter le passage dans l’au-delà. Malgré la lourde inquiétude qu’inspirait ce passage outre-tombe à la majorité de ses contemporains, un poète égyptien écrivait avec sérénité : « la mort est aujourd’hui devant moi comme l’envie que l’on a de revoir sa maison après de longues années passées en captivité. »
Au 15e siècle avant Jésus-Christ, Moïse réussit à imposer à son peuple l’idée d’un Dieu unique et tout-puissant le Dieu de Moïse fut un Dieu redoutable et vengeur. À la fois grand-prêtre législateur et chef de guerre, Moïse dû déployer une énergie farouche pour mener ce peuple indocile jusqu’au pays qui ruisselle de lait et de miel. Sur le mont Sinaï Dieu lui inspira la table de la loi, le décalogue
Quelques siècles auparavant vivaient dans le nord-est de l’Europe un druide de race arienne qui reçut lui aussi la mission d’entraîner un peuple et de fonder une religion. Il s’appelait Rama, quittant les froides régions nordiques avec ses tribus, il vint s’installer en Inde. Cette épopée a donné à l’Inde les Védas, livres sacrés, recueils d’hymnes liturgique, de prières, de formules d’incantation à travers lesquels est exposée la doctrine védique. Rama instaure un culte domestique pour lequel chaque famille a son hôtel. Les rites imposent des offrandes et des sacrifices d’animaux. Il y a également d’autres dieux qui représentent les éléments de la nature. Le monde du Dieu des morts, Yama, n’est pas redoutable mais apparaît dans les derniers vedas l’idée de l’incarnation. Les bases de l’hindouisme étaient posées
Les Celtes occupèrent la Gaule vers le 6e siècle avant Jésus-Christ les druides à la robe de lin de nos ancêtres les gaulois ne passaient pas leur temps à cueillir le gui avec une faucille d’or. Leurs fonctions importantes et nombreuses étaient religieuses et sociales. La doctrine enseignait que la mort n’est qu’un passage et que la vie continue au-delà du sépulcre. Les dieux des gaulois étaient nombreux et mal définis, les forces naturelles avaient leur culte aussi, mais derrière tout ceci se cachaient des rites en l’honneur d’une divinité unique mystérieusement à l’œuvre dans toute la nature. La doctrine druidique était monothéiste, elle enseignait que le monde est triple, physique, astral et spirituel. Les Celtes croyaient à la transmigration des âmes dans d’autres corps, homme ou même animal, afin d’atteindre la perfection par la purification.
Vers l’année 570 avant Jésus-Christ, naissait dans une île grecque, à Samos un futur génie, Pythagore. La légende c’est emparé de cet homme dont l’intelligence et l’ouverture d’esprit allèrent de l’astronomie, des mathématiques, de la physique, à la philosophie et a une très haute idée de Dieu ce 6e siècle va apporter au monde un vaste courant d’idées religieuses identiques. Le Bouddha en Inde, Confucius et Lao Tseu en Chine, Zoroastre en perse vont établir une doctrine très voisine de celle du philosophe grec. L’enseignement de Pythagore nous a été révélé par les vers d’or, ce sont tout d’abord des préceptes d’ordre moral, car l’adepte doit se conformer à une vie rigoureuse et saine. Pythagore enseignait lui aussi que l’homme est triple, corps, âme et esprit, il appelle « char subtil de l’âme » ce corps spirituel qui survit au corps physique en entraînant l’âme. L’enseignement se poursuit par l’exposé de la transmigration des âmes, l’expiation par les renaissances. Pour celui qui aura « la révélation de toutes choses » la chaîne des réincarnations sera rompue.
Une lignée de philosophes va suivre l’élan donné : Socrate, Platon, Aristote.
IV/ L’au-delà et notre ère
Tandis que le peuple juif pliait sous le joug de Rome, tandis qu’Hérode Antipas, gouvernait au nom de l’envahisseur, un ascète chevelu prêchait sur les bords du Jourdain. Un jour il vit venir à lui un homme vêtu de blanc, il sut aussitôt que c’était là celui qu’il attendait. Avec émotion et humilité, il baptisa celui qui allait devenir Jésus Christ, l’oint du Seigneur, le Messie. Jésus avait 30 ans. Une lourde charge lui était confiée. Il avait à répandre l’évangile du Royaume de Dieu, la bonne nouvelle qu’un monde existait, autre que le monde terrestre et qu’il fallait mériter. Avec la mort et la résurrection de Jésus, la preuve de la survie de l’âme était donnée au monde. Le christianisme est reconnu en 313 par l’édit de Nantes et un premier concile réunit les évêques en 325 à Nicée
En Grèce le christianisme fut adapté à la pensée grecque par les Pères de l’église, dont Origène et Saint Athanase. Saint Augustin le plus grand de ces Pères s’inspira des penseurs grecs pour faire comprendre la doctrine chrétienne. Le monde romain succombait sous les invasions barbares. Le christianisme partait à la conquête de l’Occident.
Autour de l’an 600, né l’islam avec le dernier des prophètes Mohamed. Islam signifie « soumission ». L’islamisme est la Religion qui soumet l’homme à la volonté de Dieu. Les 5 devoirs du croyant sont les suivants : la profession de foi, la prière 5 fois par jour tourné vers la Mecque, le jeûne chaque jour du ramadan, l’aumône légale et le pèlerinage à la Mecque une fois dans sa vie. La prière est le plus grand des devoirs car elle relie directement le croyant à Dieu et Dieu à sa créature. L’Enfer est réservé à ceux qui ne professent pas la vraie croyance et qui appellent nos signes des mensonges. Le paradis décrit par Mahomet est un séjour de délices sans fin. Après la mort de Mahomet en 632 la nouvelle religion se créa un empire avec une rapidité prodigieuse. De l’Inde et du Turkestan chinois jusqu’à l’Espagne en passant par la Perse, l’Arménie, la Syrie, la Palestine, l’Égypte et l’Afrique du Nord, elle menaça l’Occident. Ce fut l’âge d’or de l’islam.
Le bouddhisme se répandit en Chine dès le premier siècle. Au 7e siècle le roi du Tibet accepta le bouddhisme qui devint religion d’état. La doctrine ne mentionne pas de divinité suprême. Le but à atteindre n’est pas de rejoindre un Dieu mais de parvenir à la libération, c’est-à-dire la réalisation du vide qui n’est pas le néant, mais un état de conscience vide de toute délimitation de toute souffrance de toute crainte.
En 1118 en terre sainte, entre la première et la deuxième croisade, fut créé l’Ordre du Temple pour protéger des incursions turques, les lieux saints et les routes qui y menaient. En 1307 la prestigieuse épopée se termine par l’arrestation de tous les Templiers à travers la France.
L’église était devenue riche et puissante pour revenir à la pureté et à la simplicité des temps évangéliques Saint-François créa l’ordre des Frères Mineurs, saint Dominique celui des Frères Prêcheurs. Thomas d’Aquin était parmi les Frères Prêcheurs. La pensée directrice de son œuvre et celle-ci : tout vient de Dieu, tout vit grâce à Dieu et tout retourne à Dieu.
De la chute de l’empire Romain au moyen-âge se développa un art étrange et secret, l’alchimie. C’était l’application d’une philosophie venu d’un prêtre égyptien Hermès d’où le nom de fils d’Hermès réservé aux alchimistes et d’art hermétique donné à leur science. Il existait une alchimie mystique dont la finalité était l’élévation spirituelle et la purification de l’adepte. Transcendance qui lui permettait d’atteindre le divin par l’illumination intérieure. Persécutés par l’église les alchimistes se cachaient et leur art fut longtemps tenu secret.
Les temps modernes vont voir apparaître différentes conceptions philosophiques certaines étant la négation de toute spiritualité, d’autres, prolongeant la pensée des Anciens, en y apportant leur note personnelle, comme celles de Leibnitz, de Kant, de Hegel ou de Bergson. Religieux et scientifique le père Teilhard de Chardin explique Dieu, l’homme et le cosmos par le processus d’évolution qui, parti de la divinité converge en fin de course vers elle, Dieu est le premier moteur mais Il est aussi et surtout le but suprême vers lequel tendent les humains.
Les diverses conceptions plus ou moins complexes sont les variations d’un même thème Dieu existe tout vient de lui tout retourne à lui.
V / Le corps spirituel et la survie
Georges : « Le corps spirituel est composé d’une matière totalement inconnue sur la terre, la matière spirituelle. Nous sommes très étonnés après la mort physique de nous trouver dans un corps consistant qui nous paraît aussi dur que celui que nous venons de quitter, c’est ce qui cause notre trouble intérieur. »
« C’est à ce point surprenant que nous ne voulons pas croire à notre mort terrestre. La seule différence c’est que nous rencontrons des personnes que nous n’avions pas vues depuis longtemps et que nous savions décédées. Cela peut provoquer de l’angoisse. Ce sont ces personnes que nous trouvons près de nous qui nous aident et qui nous parlent. Nous les entendons car elles ont des voix très audibles et nous constatons très vite que nous avons une voix nous aussi. »
« Les personnes qui se sont suicidées vivent un cauchemar peu enviable. Ils pensent avoir échoué et devoir recommencer. Quand celui qui a cru réussir son suicide se voit encore vivant, l’angoisse s’empare de son esprit car il s’aperçoit que la vie continue et il pense que toutes ses difficultés vont continuer. »
« Il est impératif pour nous de les aider, nous le faisons d’autant mieux que nous avons connu leur désespoir. Il y a des cas extrêmes où le suicide est toléré. Je faisais partie de ces exceptions, mon guide m’a laissé à mon libre arbitre, je savais que j’allais vers une vie meilleure, la vraie vie, celle qui compte. »
« La vie astrale correspond à une réalité tellement tangible pour nous, que nous avons l’impression que c’est vous qui êtes morts tellement vous êtes limités. »
« En résumé le corps spirituel est fait d’une matière constituée d’atomes spirituels entraîné à une vitesse énorme par une énergie spécifique. Cette matière nous ne la trouvons nulle part ailleurs, celle des animaux qui survivent à la vie terrestre, c’est-à-dire les animaux domestiques, les chiens et les chats, les singes aussi et certains oiseaux est différente. Ils ont un corps éthérique eux aussi, invisible également, mais qui doit disparaître tôt ou tard dans l’atmosphère. Le corps spirituel humain doit durer, il est donc fait d’une matière différente. »
« Le corps spirituel a des organes spéciaux très différents de ceux du corps physique. Il a les organes dont il aura besoin pour vivre, pour se mouvoir, pour se diriger vers un point ou vers un autre. Pour lui aussi, la fonction a créé l’organe, il a des yeux, des oreilles mais adaptés à une autre forme de vie. Notre corps est indolore, insensible au froid ou à la chaleur, insensible aux chocs, nous avons un odorat très sensible. Nous n’avons pas de poumons comme vous, nous n’avons plus de circulation sanguine et nous n’avons plus besoin d’oxygène, mais nous avons des organes qui nous permettent d’inspirer cette énergie spirituelle dont nous vivons et qui active nos vibrations. Les orientaux la connaissent sous le nom de Prâna. »
Jeanne : « Que sont les chakras ? »
Georges : « Ce sont des centres de force énergétiques spirituels qui relient le corps physique au corps spirituel ils sont au nombre de 7 répartis le long de la colonne vertébrale. »
« Le corps éthérique et guéri de toute infirmité, il est beau dans le sens qu’il n’a pas de malformation, pas de signe de vieillissement, pas de rides. »
Jeanne : « Que deviennent les enfants ? »
Georges : « Les enfants sont heureux dès qu’ils arrivent ici, ils sont aussitôt pris en charge par des membres de leur famille, à défaut par des étrangers. Ils s’habituent en un instant et tout leur paraît naturel, ils ne s’étonnent de rien, on dirait qu’ils se souviennent et qu’ils retrouvent une vie connue. »
« La difficulté commence pour les jeunes gens qui avaient fait des projets sur la terre et qui doivent y renoncer, elle est plus grande encore pour ceux qui ont laissé une jeune famille derrière eux dans des difficultés matérielles. »
« Nous voyons très bien nous entendons parfaitement nous ne souffrons d’aucune infirmité. Cependant nos corps sont plus ou moins opaques, plus ou moins éthérés, plus ou moins lumineux, cela dépend uniquement de notre évolution spirituelle, c’est à dire de la valeur morale de l’âme de la noblesse des sentiments, du degré de notre altruisme, de l’amour que nous avons su donner pendant notre vie terrestre. Plus l’âme sera belle, plus le corps astral sera translucide et lumineux. »
« La majorité de nous arrive ici avec un corps plutôt opaque. Nous le remarquons très vite et nous voudrions bien pouvoir nous cacher. Rien à faire, il n’y a pas d’ombre ici. Dans notre monde tout est lumière. Aussi, après avoir fait un sincère mea culpa, nous travaillons à nous perfectionner. Tout est orienté vers la perfection, c’est le but de tout être spirituel et cela devrait aussi être le but de tout être humain. Nous essayons de nous corriger. Les deux plus grands défauts de l’âme sont l’égoïsme et l’orgueil. Il faut cependant se laver des autres, de la colère par exemple, la méchanceté et la sécheresse du cœur. »
Jeanne : « Que peux-tu dire du sommeil qui suit la mort physique ? Pierre Monnier en parlait ainsi l’esprit ne sera pas aussitôt dégagé de la matière et le sommeil restera nécessaire, sorte de gestation qui précède la nouvelle naissance de l’âme »
Georges : « en effet nous nous endormons en général après l’inhumation de notre corps physique. C’est une sorte d’engourdissement, une demi-conscience qui nous permet de franchir le passage plus facilement. Nous revenons sur notre lit habituel après l’enterrement. Les êtres spirituels qui sont près de nous nous aident à ne pas glisser car le corps astral a tendance à flotter un peu comme dans une sorte d’apesanteur. Ce temps de vague inconscience varie beaucoup selon les individus, certains se réveillent très vite, d’autres restent ainsi plusieurs mois. »
Jeanne : « Pierre Monnier disait nous sommes des voyageurs qui avons changé de continent mais non de personnalité. Si la continuité du caractère propre à chacun devait cesser l’immortalité serait un leurre. »
Georges : « Qu’elle se soit avilie ou enrichie, l’âme s’échappe du corps qui a achevé son rôle pour vivre dans ce corps plus ou moins lumineux qui l’enveloppait déjà dans le corps terrestre. La conception trinitaire de l’homme est la seule vraie réalité. L’homme est triple, il a un corps physique périssable, une âme et un esprit immortels. »
« J’ai eu la sottise de croire à une fin prochaine du monde et je n’ai pas fini de me le reprocher. Qu’il y ait des perturbations, des guerres, des tremblements de terre, bien sûr c’est inévitable, mais le monde restera ce qu’il est encore longtemps. »
« Le corps spirituel passe au travers des murs, des portes et de tous les objets du monde terrestre, mais il ne passe pas à travers les êtres vivants de la terre. Lorsque nous vous voyons venir nous devinons vos intentions et nous nous déplaçons. Il faut comprendre que nous vivons avec vous, nous vivons dans vos appartements et vos maisons, nous nous allongeons sur vos lits, nous nous asseyons dans vos fauteuils ou sur vos chaises. Nous pouvons aller chez n’importe qui, mais nous préférons aller dans notre famille ou chez les amis que nous avons laissés. »
« Sans que vous vous en doutiez, nous vous aidons par la pensée, parfois par une intervention inaperçue de vous mais effective, c’est notre rôle. »
« En plus de ce travail d’aide nous avons à nous corriger de nos défauts, ce que nous aurions dû déjà faire sur la terre. »
Jeanne : « Pierre Monier disait encore il ne faut pas croire que nous arrivons aussitôt après notre passage à un état de joie parfaite. Les regrets de nos imperfections, non seulement subsistent mais sont même beaucoup plus poignants que sur la terre. Il faut en quelque sorte, racheter. Si vous compreniez cela pendant votre vie terrestre, vous pourriez éviter bien des peines dans notre sphère. Rien ne se perd, tout porte des fruits, la plus petite semence germe. »
Georges : « c’est tout à fait exact, nous sommes aidés dans ce cheminement vers la perfection par la force spirituelle elle-même qui nous donne le désir de nous améliorer. Sur la terre ce sont les guides qui vous dirigent, ce sont des envoyés de cette grande force centrale qui régit tout, ils sont responsables de vous. »
« Nous comprenons très rapidement que tout dans le monde astral est basé sur l’amour. L’amour doit nous faire accomplir de grandes choses et pas des folies comme sur la terre. Il faut dire qu’ici, il ne s’agit pas du même amour, à base plutôt égoïste sur le monde terrestre, et à base totalement altruiste dans le nôtre. »
« Nos occupations sont donc, aider ceux qui arrivent et ceux que nous avons laissés sur la terre, perfectionner notre moi, ce moi que beaucoup de psychologues retournent en tous sens en le croyant mortel, et enfin apprendre, toujours apprendre selon le degré de notre connaissance ou de notre curiosité. »
« Nous vivons dans un monde où la limitation n’existe presque plus. La vitesse de la pensée nous fait aller où nous voulons, quand nous voulons. Nous pouvons visiter toute la terre, nous ne sommes pas limités dans le temps, nous ne sommes pas limités dans l’action, il n’y a pas de paralytiques d’aveugles ou de sourds rien n’entrave notre désir d’agir, tout nous est possible. »
Jeanne : cependant quand on vous appelle auprès d’un mourant, l’ordre ne souffre pas de discussion
Georges : « bien entendu, mais ce n’est pas une corvée, loin de là, c’est une mission généreuse acceptée de tout cœur. C’est une demande librement consentie. Ce qui nous limite, car nous avons quand même quelques limites, c’est de ne pas pouvoir aller dans toutes les sphères. Ceux qui habitent les sphères blanches peuvent aller partout, pas les autres. »
« Ce monde est le double du vôtre, comme le corps spirituel est double du corps physique, il a ses lois, sa nature propre, son but comme le vôtre, mais sur un plan infiniment supérieur. Ce n’est pas un monde surnaturel, c’est un monde naturel. Il a donné une vie matérielle au vôtre parce qu’il était nécessaire à l’évolution spirituelle. Le retour à Dieu de tous les penseurs se fait ici mais aussi et surtout sur la terre par les épreuves qui vous sont imposées. Chacun des deux mondes a besoin l’un de l’autre. L’un par l’autre ils guident les êtres humains vers le but qui leur est assigné, la vie éternelle. »
« Les vieux mythes des lieux infernaux et des paradis bienheureux sont périmés. Ces lieux n’ont jamais existé, il ne s’agit pas de lieux mais d’états d’âme. C’est l’être spirituel qui lui-même se juge. Toutes les religions ont fait la même erreur. Il n’y a pas de tribunal, pas de balance pour peser les bons et les mauvais actes, il n’y a aucun jugement de Dieu. Nous sommes impitoyables avec nous-mêmes, nous nous reprochons toutes nos fautes, nos failles et nos erreurs. C’est une autocritique sans indulgence, personne ne nous reproche rien, au contraire, on nous réconforte. Quand nous n’avons rien fait de répréhensible, c’est supportable, nous sommes dans une sorte de brouillard que la lumière astrale efface peu à peu. Ce brouillard ne vient pas de l’astral, mais il est créé par nos propres pensées. »
« Pendant cette période, nous purgeons nos imperfections et tout ce que nous nous reprochons. Cela correspond au purgatoire des religions, mais c’est, j’insiste, un état d’âme, un état de conscience propre à chaque individu. Il est plus ou moins long selon les fautes et la nature de chacun. Mais pour ceux dont les actes terrestres ont été odieux, le passage dans l’au-delà est un drame affreusement douloureux. Ceux-là vivent dans les ténèbres non pas les ténèbres de l’astral car il n’y en a pas, mais dans les ténèbres qu’engendrent leur aura sinistres et l’énorme cauchemar permanent qu’ils vivent. Là alors, c’est l’enfer au sens mental du mot, ce n’est toujours pas un lieu mais un état psychique abominable, la dépression n’est rien à côté de ce qu’ils éprouvent. Cette période d’angoisse et de désespoir peut durer des années. C’est dans notre monde qu’est la justice. Là oui, on peut dire que les bons sont récompensés et les méchants punis, mais d’une façon imprévue pour vous. Beaucoup de ces misérables sont condamnés à disparaître. Nous essayons de les sauver, nous faisons tout ce qu’il est possible de faire pour les récupérer, tout est fait pour conduire n’importe quel être vers la vie éternelle, mais il y a beaucoup de pertes en cours de route, tous ces êtres dont l’aura dans le monde terrestre étaient noir ou grise vivent un cauchemar proportionnel à leurs actes. Il leur faut trouver la volonté d’en sortir et de s’améliorer, certains nous échappent et c’est alors la désintégration dans le cosmos de leur corps éthérique. C’est cela qu’il convient d’appeler la seconde mort. Tout a été fait pour eux, mais il y a un déchet à toute opération, et la sélection fait partie de l’ordre des choses. »
Jeanne : « Fallait-il que ces êtres-là viennent au monde ? »
Georges : « Il ne fallait. Tout est nécessaire, le bien comme le mal, le mérite de l’être humain est de s’écarter du mal et de ne pas y succomber. Mieux il l’aura évité, plus vite il montera dans la hiérarchie de l’évolution. »
« Le mal n’est pas chez nous, il est dans votre monde il a été créé par les hommes et non pas par la force spirituelle. Lucifer et Satan n’existent pas. Par contre, le mal est partout sur la terre, et c’est aux hommes de l’éviter, de prendre le chemin du bien et du beau des philosophes grecs. Où serait le mérite de l’être spirituel qui arrive en fin d’évolution s’il n’avait pas eu comme les autres à lutter contre le mal ? Cela fait partie des épreuves à surmonter, des erreurs où ne pas sombrer. Le mal n’est pas un prince des ténèbres, il est l’ensemble des passions mauvaises, des mauvais instincts, des vices et de la cruauté. »
« Quant au paradis, c’est l’état de conscience libéré de ses fautes, de ses imperfections et de ses remords. C’est le bonheur de vivre dans un au-delà merveilleux où tout est joie et amour, où le devoir existe, mais un devoir accompli en accord absolu avec la force spirituelle génératrice des mondes et des êtres vivants. Ce n’est pas un état de nonchalance et de béatitude mais une existence consacrée à l’étude passionnante du cosmos, à la mission d’instruire les nouveaux venus et à cette mission acceptée avec amour de guider vers la vie éternelle ces malheureux êtres terrestres. »
VI/ La réincarnation
Pierre Monnier disait : cette question de la réincarnation soulève des problèmes très troublants pour les intelligences terrestres j’évite le plus souvent d’en parler pour cette raison.
Georges : « La réincarnation existe, elle est même l’essentiel de notre évolution astrale. Il est indéniable que l’évolution spirituelle d’un être humain ne peut se faire en une seule existence, c’est impossible. Il ne faut pas espérer atteindre le but assigné à l’âme humaine en si peu de temps même si le perfectionnement peut se poursuivre après la vie terrestre. »
C’est Julien, le guide de Jeanne Morrannier qui explique :
Julien : « Il importe donc de se résigner à revenir plusieurs fois dans le monde de la matière. 10 fois en moyenne sur la base d’une par siècle, c’est un calcul approximatif car tout varie selon l’individu, selon ces progrès et selon ces fautes. Mérite et démérite sont les deux déterminants de cette série de vies successives dans le monde visible. Chaque existence doit apporter une progression vers le but que chacun doit atteindre : l’ascension vers cette grande force universelle que les peuples ont depuis longtemps appelé Dieu. Il faut comprendre que l’ascension vers la force de lumière ne peut pas se faire en une seule vie. Il est nécessaire de passer par les multiples épreuves que la vie terrestre impose, il faut les avoir connues à peu près toutes, deuils, maladies, déceptions sentimentales ou matérielles, enfin tout ce qui fait la misère humaine. La vie terrestre nous offre aussi la possibilité d’aimer les autres, ce qui sera une part importante de la vie spirituelle, elle nous permet d’apprendre à pratiquer toutes les vertus, courage, abnégation, altruisme, générosité qui sont dans l’homme créé par la force de lumière. Chaque être terrestre doit tendre vers ses vertus. »
« La réalité est très différente de la conception orientale. La métempsychose n’existe pas, nul être humain n’a été un animal et ne le sera. Les animaux ne se réincarnent jamais, ils n’ont qu’une existence terrestre. La diversité des races animales est nécessaire au monde, chaque race à son utilité et participe à la vie de tous. Dans leur majorité les animaux n’ont pas de survie spirituelle. Seuls les chats, les chiens, les singes et certains oiseaux vivent avec nous et pour un temps relativement court. De même pour ceux-ci la réincarnation n’existe pas, ils n’ont pas à poursuivre une ascension vers la force qui les a créés. Il leur est demandé de contribuer à la vie de la nature et à la vie des hommes, c’est tout. »
« Les épreuves à surmonter varient selon la destinée. Nous sommes tous sur une trajectoire personnelle, non seulement pour chaque vie terrestre, mais aussi pour l’ensemble des existences successives. Ces différentes existences ne sont pas rigoureusement déterminées dès le départ car une existence imprévue peut être décidée pour racheter une vie précédente mal conduite. »
« Nous allons vers une évolution de l’intelligence humaine qui permettra d’assimiler cette idée primordiale de la réincarnation sans laquelle l’ascension de l’âme ne peut pas se comprendre parfaitement. Les difficultés auxquelles les hommes de la terre ont à faire face sont l’élément essentiel de cette ascension. C’est leur façon de réagir, laissée entièrement à leur libre arbitre, qui leur permettra d’avancer ou qui au contraire les fera régresser. »
« C’est la réincarnation qui explique les inégalités et l’absence apparente de justice. »
« Le destin vous soumet à des obligations d’une part, et à des dettes d’autre part, là il s’agit de se racheter d’une faute commise dans la vie précédente. L’épreuve sera proportionnée à la faute, souvent ce que vous avez fait de répréhensible dans une vie vous sera imposé dans la suivante. »
Jeanne : « Qui règle tout ceci ? Est-ce automatique ou est-ce dirigé ? »
Julien : « tout est dirigé par la force génératrice du cosmos et de tous les mondes qui le composent. Vous avez constaté que nous n’employons jamais le mot « Dieu ». Personnifier cette force est une erreur, il faut admettre que les fondateurs des religions ne pouvaient pas employer un autre mot et je suis persuadé que dans leur esprit il s’agissait vraiment d’un être spirituel, l’Etre par excellence.
Pierre Monnier disait : Dieu ne nous est pas encore intégralement révélé et Jim Pik dit à son père : ne croyez pas que Dieu puisse être personnalisé, Il est la force centrale et vous, vous apportez votre effort personnel.
Julien : « C’est une énergie cosmique extrêmement puissante, lumineuse et audible pour les plus évolués d’entre nous. Nous ne savons pas encore tout sur elle mais nous savons pour le vivre qu’elle est faite d’un nombre incalculable de rayonnements qui nous atteignent et nous communiquent leur volonté. C’est une force énergétique d’où émane une infinité d’ondes cosmiques lumineuse pour tous, audibles pour les plus évolués. Elle occupe une sphère au-delà des nôtres. »
« Cette voie que nous percevons dans les sphères blanches nous conseille, nous guide, nous aide, c’est encore je vous l’avoue un mystère pour nous. Nous constatons le fait, mais nous ne pouvons pas nous expliquer la nature exacte de cette force. Elle est à l’origine de tout et elle dirige tout, elle inonde de lumière et de chaleur morale toutes les sphères spirituelles.
Jeanne : « le père Teilhard de Chardin pensait que le Christ était à la tête de ce mouvement des âmes vers ce qu’il appelle le point oméga est-ce exact ? »
Julin : « Oui, mais il n’est pas le seul, tous les autres prophètes s’y emploient, les saints également.
« Les grands compositeurs de musique était en dernière réincarnation, comme Bach, Mozart, Chopin Liszt, Beethoven. Les saints étaient aussi en dernière réincarnation, l’appel de la foi poussé à un tel degré dénotes pour chacun d’eux une aura totalement blanche, preuve de dernière existence. Leur vie fut souvent tragique et totalement tournée vers les autres. Tous les prophètes et fondateurs de religion étaient en dernière réincarnation, ils étaient tous pourvus de dons médiumniques qui indiquent une grande évolution spirituelle. »
Jeanne : « Quelle est la part du déterminisme et du libre arbitre dans notre vie terrestre ? »
« Elle est répartie également. Les événements essentiels de nos vies terrestres sont déterminés par nos actes passés et nos aptitudes. La mort physique est un événement inéluctable fixé dans le temps pour chaque être terrestre, nous pouvons cependant être la victime d’un accident non prévu par le destin tel que le suicide ou encore une erreur médicale. Les accidents de la route ou de la circulation, par contre, sont tous déterminés par le destin, le mariage est un événement déterminé. La profession est laissée au libre arbitre, dans la mesure où des pressions familiales ou des événements particuliers ne contrarieront pas son action. Les aventures sentimentales passagères sont laissées au libre arbitre, en revanche, un amour profond et durable, même illégitime est une décision du destin. Enfin et surtout, toute liberté est laissée à l’homme terrestre pour réagir contre l’adversité. C’est à lui seul qu’incombe la responsabilité de surmonter ses difficultés ou de se laisser abattre. Une épreuve mal surmontée risque de se retrouver dans la vie suivante. »
Jeanne : « à quel moment l’âme entre elle dans le corps »
« L’âme pénètre dans le corps physique au moment de la naissance. Un processus créé par la force génératrice condense le corps spirituel qui cherche une matrice. La fusion se fait au moment où la mère va accoucher. Si le bébé meurt, il faut recommencer, c’est à nous les guides de résoudre la question. »
Jeanne : « En fonction de quels critères recherchez-vous la mère ? »
Julien : « En fonction de l’évolution de l’être spirituel qui doit revenir dans le monde terrestre et de la destinée qui doit être la sienne. »
« Je voudrais maintenant vous parler des sphères. Elles sont au nombre de 7, on a toujours parlé des 7 cieux ou du 7e ciel. Ce ne sont pas des lieux échelonnés dans l’atmosphère sur des plans différents, ce sont des plans spirituels superposés dans la 4e dimension de notre monde astral. Il s’agit de plans spirituels, chaque corps astral va dans la sphère qui correspond à la teinte de son aura, c’est-à-dire à son évolution. 1) Les auras noires ou grises se retrouvent dans la première sphère, celle qui est la plus proche de la terre. C’est la sphère dite des ténèbres parce que les désincarnés y vivent dans la nuit d’une profonde angoisse entre le reflet de leur corps et les lugubres pensés de leurs âmes, on peut parler en effet de ténèbres, mais d’un ordre mental, car la sphère est éclairée comme toutes les autres. 2) Au-dessus se trouve la sphère des auras de 2 ou 3 teintes dont l’une est grise, par exemple grise et jaune ou grise jaune et rouge, c’est la sphère ou beaucoup d’entre nous ont commencé leur série de vies successives. Le premier travail à accomplir dans cette première existence et de se débarrasser de la teinte grise. Une vie droite et bien menée suffira pour s’en dégager. Si un effort vers le bien n’est pas poursuivi, il faudra redoubler comme on redouble une classe. La sortie de cette sphère est parfois laborieuse. 3) Nous entrons ensuite dans la sphère des teintes débarrassées du gris. Rose, orange, vert, mauve, jaune ou rouge groupées par 2 ou 3. 4) Puis nous passons au-dessus, dans la sphère où tous les êtres spirituels ont 2 teintes en général, parfois 3 mais dont l’une est bleue systématiquement. Ce bleu qui apparaît est l’indice d’une bonne évolution. 5)Nous arrivons ensuite dans la sphère les auras bleues et blanches, parfois mêlées d’une 3e teinte qu’il convient d’éliminer. 6)Puis apparaît la sphère blanche dont nous avons déjà parlé celle des guides dont les réincarnations sont terminées. 7)Enfin au-dessus se situe la dernière, la plus belle celle qui est le plus près de la force de lumière, la sphère des fils et filles de Dieu Elle est peuplée des prophètes et des saints.
Jeanne : « Où vont les animaux ? »
Julin : « les animaux qui survivent n’ont pas de sphère spéciale ils vont tous rejoindre leur maître où qu’il soit, s’il est encore en vie sur la terre, ils le suivent comme ils l’ont toujours fait, invisibles mais présents. Ils acceptent sans aucune difficulté leur nouvelle vie mais elle est éphémère, se limitant à quelques années. »
Un ami de George prend la « parole » : « Pas une seule âme ne vit ici qui n’est déjà vécu sur terre au moins une fois. Cette origine des âmes, car il faut bien que notre âme soit née de quelque chose, est encore mal connue de nous, cela fait partie des mystères qu’il reste à éclaircir. »
« Il faut que l’idée de la réincarnation fasse progressivement son chemin dans la tête des hommes, sans les heurter, nous parviendrons à leur faire accepter cette idée de la survivance et de l’évolution de l’âme vers la vie éternelle par la réincarnation. Ce n’est pas une révélation enthousiasmante car retrouver chaque fois les problèmes que nous avons eus à résoudre bien difficilement, d’autres encore peut-être, alors que nous sommes si heureux, ici n’a rien de très réjouissant. C’est une obligation à laquelle il faut s’adapter et je vous assure que le résultat en vaut la peine. »
Jeanne : « Pierre Monnier disait : nous nous efforçons d’influer sur la destinée de la terre, mais nous soutenons une lutte tragique contre les esprits mauvais qui sont dans les régions spirituelles, car vous leur avez abandonné vos armes, ils sont vos maîtres incontestés, ils vous conduisent, troupeaux indisciplinés mais contraints à l’obéissance, dans des vallées voluptueuses et perfides dont le terme est la seconde mort. »
Georges : « c’est exact ces esprits mauvais n’existent que dans la sphère la plus proche spirituellement parlant de la terre, ce sont tous ces criminels, tous ces bourreaux, tous ces monstres dont nous avons parlé qui regrettant la terre où ils étaient plus heureux, du moins par rapport à ce qu’ils endurent là où ils sont et qui cherchent à vous influencer. Ces misérables arrivés là où on expie, se retournent contre vous pour vous induire en erreur. Ils opèrent par l’action de leurs pensées sur la vôtre. La pensée des êtres spirituels vous aide, celle de ces misérables vous pousse au mal. Beaucoup de ces malheureux cherchent à revenir sur la terre pour échapper à leur souffrance, c’est dans ce but qu’ils essaient de s’incorporer en vous, ce sont les cas classiques de possession. »
La science et le paranormal
Georges : « Maisons hantées, apparitions de phénomènes étranges de toutes sortes ont toujours été observés tout au long des siècles. Les communications avec les esprits ne datent pas de nos jours, la Bible mentionne le fait que Saül, à la veille d’un combat contre les philistins consulta le prophète Samuel pour lui demander conseil. Les prophètes eurent tous au moins une vision ou entendirent une voix, les saints également. Le spiritisme moderne est né en Amérique en 1848 dans la famille Fox ou deux fillettes étaient médium. Le spiritisme gagna l’Europe avec son cortège de partisans et d’adversaires. Le système de communication avec l’au-delà se perfectionnait. Dans une demi-transe, les médiums prêtaient leurs mains à l’esprit qui écrivait lui-même, c’est l’écriture automatique et au début du 20e siècle Mrs Willette en état de veille écrivait elle-même sous la dictée des esprits, c’est l’écriture intuitive. »
« La science se lança officiellement dans cette nouvelle recherche. A Londres en 1882, fut fondée la société de recherche psychique pour se consacrer à examiner en toute impartialité ces phénomènes inexpliqués. »
Les dimensions du monde spirituel
« Les 3 dimensions du monde terrestre correspondent à ces 3 unités que sont le temps, l’espace et le mouvement. »
« Le monde spirituel comporte 4 dimensions le temps, l’espace, le mouvement et la pensée. C’est la pensée qui est passée avec l’âme, contenue elle-même dans le corps astral. Nous sommes lumière et pensée tout en ayant un corps nettement défini. Le désincarné qui arrive près de nous n’est plus que lumière et pensée. Il arrive avec les idées qu’il avait sur la terre, il s’attend à voir Dieu, les anges ou les démons, au début du moins, il voit l’au-delà comme il se le représentait. La pensée n’est plus limitée comme elle l’est dans le monde terrestre, il est ici encore beaucoup plus facile de prendre ses désirs pour des réalités. »
« C’est sans doute ce que Pierre Monnier appelle les réalités irréelles : vous songez à un palais il s’édifie à un temple vous pouvez y prier, à un océan il est possible d’y naviguer. »
« Ce temps de flottement dure plus ou moins longtemps selon le niveau intellectuel de chacun et surtout selon son jugement, il faut s’adapter progressivement à la réalité de l’astral. »
« La pensée a une puissance énorme, elle peut agir vers le mal avec autant de force que vers le bien. La pensée doit avoir une direction bénéfique pour les autres et même pour soi, il importe d’être de bonne humeur et d’être optimiste, il faut savoir être gai et se dégager des soucis et des contingences matérielles. »
« Les plans spirituels où nous vivons sont basés sur cette 4e dimension de notre monde. Ce sont des états de pensée, comme le paradis et l’enfer sont des états de conscience. Plus on monte vers la sphère blanche, plus la pensée est pure et bénéfique, plus elle a d’influence aussi sur ceux que nous voulons aider. Sa puissance est telle que nous pouvons vous faire accomplir une action imprévue de vous, nous pouvons vous inspirer une idée ou un acte qui vous seront utiles car elle est dirigée pour votre bien. »
La création de l’univers
« Au début il y avait uniquement cette force génératrice dont nous avons parlé. D’où vient-elle ? nous ne le savons pas encore. Elle a, par ses ondes cosmiques créé l’univers en ce sens qu’elle a provoqué, par son énergie extrêmement rapide, tous les phénomènes que les savants ont remarqués après de multiples recherches. Je crois vraiment que les scientifiques sont très près de l’explication purement matérielle de l’évolution de l’univers, mais il faut compter aussi avec cette force réellement génératrice qui a donné l’envol. Elle est mêlée à la matière aussi bien animée qu’inanimée, car la matière est vivante, faite d’innombrables vibrations. La plus petite parcelle de matière comporte une parcelle de cette énergie spirituelle invisible et c’est précisément parce qu’elle est invisible que les scientifiques n’en tiennent pas compte. »
« Il y a des unités d’esprit partout, dans les pierres, les roches, les plantes, les animaux et les hommes. L’évolution spirituelle s’est faite aussi lentement aussi progressivement que pour les mutations matérielles, pour aboutir à l’homme pensant et libre, sommet de la création. Partie de l’origine des mondes, passant par les algues et les bactéries qui comportent un agglomérat de parcelles spirituelles non durable, elle est allée jusqu’à l’homme qui est un corps spirituel éternel. Ce n’est pas une évolution parallèle à l’évolution matérielle, c’est une interpénétration absolue. L’une ne peut pas se faire sans l’autre, de même que l’évolution spirituelle des hommes ne peut pas se faire sans le monde de la matière. Ainsi tout est toujours dans le juste milieu, les religions expliquent que tout vient uniquement de Dieu, les scientifiques que tout est uniquement une question de mutation matérielle. La science et la religion devront se réconcilier pour comprendre la vraie réalité à ce sujet. Personne n’a tout à fait tort, personne n’a tout à fait raison et nous sommes là, nous les scientifiques devenus spirituels, pour expliquer le plus clairement possible la vérité. Elle nous apparaît tellement explicite et tellement visible que nous nous demandons comment nous ne l’avons pas trouvé sur terre. »
Vers des découvertes sensationnelles.
« Il est évident que nous allons au-devant de découvertes sensationnelles. Ce qui va être découvert dans un proche avenir, c’est ce corps que les chercheurs appellent bioplastique qui est en passe d’apparaître entièrement à leurs yeux, il ne reste plus pour le voir qu’à trouver l’appareil qui le détectera. L’aura est déjà visible et reconnue. Attention cependant à ne pas la confondre avec le rayonnement calorique qui s’échappe des corps vivants. Un corps physique sur un lit de vie (et non de mort) n’aura plus d’aura en lui mais il a pour peu de temps encore un rayonnement lumineux provenant de sa chaleur. Il importe maintenant de construire un appareil qui détectera le corps éthérique détaché totalement du corps physique. »
« Lorsque la terre aura compris que notre corps est fait d’énergies diverses et, presque uniquement, d’énergie très spéciale, beaucoup de mystères seront éclaircis. Entre autres, les guérisons obtenues par les magnétiseurs ou aussi, les guérisons dites miraculeuses. C’est par l’action de son corps éthérique que le magnétiseur guérit ses malades, il atteint directement le corps astral de son patient, renforçant son énergie, laquelle renforce à son tour les moyens de défense de l’organisme matière. Les guérisons miraculeuses s’expliquent de la même façon, c’est le corps éthérique du malade qui tout à coup déclenche un processus ultrarapide de guérison. Dans la majorité des cas, il y a à ce moment-là, une intervention du guide qui obéit lui-même à un ordre. La guérison atteint aussi bien un incroyant qu’un croyant, un adulte qui prie qu’un enfant qui ne sait pas prier. La foi d’un adulte ne peut qu’aider le guide car elle met le malade en état de réceptivité, mais elle n’est pas indispensable. »
« Nous sommes à l’aube d’un monde nouveau. La découverte de l’atome aboutira à cette science nouvelle qui prépare la science de l’âme, unique raison d’être du corps. De même qu’il y a des atomes matériels, de même il y a des atomes spirituels. Je souhaite que les chercheurs courageux qui se passionnent pour cette question, malgré les critiques de ceux qui ne peuvent pas comprendre, je souhaite que ces scientifiques élaborent rapidement les appareils qui leur permettront de nous voir. »
« La religion a un grand rôle à jouer dans l’évolution de la terre. Elle doit se rénover, nous ne sommes plus à l’époque où elle combattait Galilée. Elle doit accepter de s’informer et suivre les expériences scientifiques. Elle ne doit plus considérer que les manifestations des désincarnés viennent du diable. Le diable n’existe pas. Elles doivent cesser de croire que les médiums lui font une concurrence déloyale. Ils sont sincères. Il sera nécessaire, qu’avec loyauté, elle fasse part des découvertes des chercheurs à ses prêtres. Il importe maintenant de préparer les hommes à la vérité et non pas à les endormir avec des contes à dormir debout. Je sais qu’elle le fera, il est temps qu’elle se ressaisisse afin de déjouer le rôle néfaste des sectes qui pullulent sur la terre, entraînant dans l’erreur des jeunes et des moins jeunes, maladroitement en quête d’absolu. »