Extraits du dernier des 7 livres que Jeanne Morrannier a écrit sous la dictée de son fils depuis l’Au-delà
PREFACE
Ce que j’ai voulu démontrer dans ces pages, c’est le mouvement des peuples de notre terre vers l’Unité. Cela semble parfaitement utopique dans l’état actuel du monde, encore surchargé de conflits de toutes sortes. Cependant, pour nous, il est clair de constater l’évolution déjà amorcée dans tous les domaines. La progression est très lente et le sera encore longtemps.
Vous êtes en ce moment dans un creux de la courbe ascensionnelle vers l’Unité. Les valeurs morales sont touchées, le sens du devoir et de la responsabilité n’est pas très bien réparti. Les familles éclatent, les jeunes subissent trop souvent de mauvaises influences et ne savent pas conduire leur vie. Le laxisme que l’on observe depuis tant d’années ne peut qu’aggraver les choses et il serait temps de réagir.
Depuis tant d’années, j’ai fait un travail si constant sur moi-même, que j’ai été pardonné pour mes erreurs terrestres. Moi aussi, j’avais cru que la terre allait à sa fin, et que la science n’avait plus rien à découvrir … Or, elle a tout à étudier : Dieu et le monde spirituel d’une part, la plus importante pour nous, et d’autre part, elle doit découvrir les énergies nouvelles qui lui permettront de visiter notre galaxie.
De leur côté, les Églises chrétiennes doivent progresser, parce que la religion a un très grand rôle à jouer dans l’évolution des mentalités. Il ne peut pas être question d’ignorer Dieu indéfiniment. Et il serait temps de comprendre qu’il n’y a qu’un seul Dieu pour les milliards d’humains et de désincarnés que nous sommes.
LES MESSAGERS DE L’INVISIBLE
Avant le Christianisme, les religions n’avaient pas d’explication précises concernant « l’après vie ».Le christianisme apparaît enfin pour insister sur la réalité d’une vie active après la mort. Combien de fois ai-je dis que tout l’Au-delà est dans les Évangiles ! Quel dommage que le Christ ait été si mal compris. L’essentiel de ce que nous avions à savoir est dans ses paroles : la vie dans le Royaume de Dieu, le réveil immédiat après la mort, la nuée qui recouvre tout et qui est le champ divin. La clef de cette vie bienheureuse est tout entière en ces mots : « Aimez – vous les uns les autres ». Que peut – il y avoir de plus clair ?
Il a fallu attendre le développement subit du spiritisme pour que soit mise à la portée des foules la réalité d’une vie active dans l’Au-delà. Les prophètes avaient rempli leur mission, du moins en théorie. Ils étaient venus pour expliquer ce Dieu unique qu’il fallait révérer. Abraham, Moïse, le Christ et Mahomet ont été chargés d’établir le monothéisme sur une terre idolâtre, engagée sur de mauvaises voies. C’étaient des êtres prédestinés, choisis par Dieu pour remplir ce rôle en conformité avec la mentalité des peuples qu’ils avaient à toucher.
Et cependant, c’est la médiumnité qui, maintenant, va devoir prendre le relais. On découvrait le monde des médiums, ces êtres privilégiés qui ont la faculté de communiquer avec nous. Le mouvement est lancé. Il ne s’arrêtera que lorsque la preuve scientifique de notre présence auprès de vous sera incontestablement établie.
Il est indispensable que le christianisme émerge de sa léthargie pour vous conduire à la religion universelle, parce que c’est lui qui détient la Vérité, par son expression ésotérique.
Le spiritisme est venu, quand il le fallait, pour aider à la progression des idées. Mais il a été mal compris, mal accepté, et même souvent totalement rejeté. Il l’est encore. C’est donc à nous de vous décrire ce que nous voyons. C’est à nous de faire un travail sérieux qui puisse attirer l’attention des êtres humains sérieux. Vous nous appelez « les messagers de l’Invisible » et c’est bien ce que nous sommes. C’est vraiment l’Invisible qui nous charge de vous transmettre toutes les informations possibles sur les plans spirituels où nous vivons.
Nous choisissons les médiums selon leurs aptitudes, selon leur spécialité et selon leur probité. Nous devons une entière protection à ceux que nous avons choisis. Protection terrestre d’abord, car leur rôle ne plaît pas à tout le monde, et ce que nous avons à leur transmettre non plus. Nous devons également les protéger des indésirables des premiers plans spirituels.
Pour nous, la meilleure méthode reste l’écriture médiumnique. C’est par elle, et par elle seule pour le moment, que nous pouvons vous faire passer le plus d’informations. Il y a eu d’excellents messages, il y en aura d’autres.
Pierre Monnier, en son temps, a eu à donner la façon de comprendre certaines paroles du Christ. Les Lettres de Pierre datent essentiellement des années 1920-1930. Il était possible de commencer à faire évoluer nos dogmes religieux, mais il était délicat d’aller plus loin.
Puis vint Roland de Jouvenel qui, par le même procédé, put confirmer tout ce qu’avait dit Pierre de la survie de l’âme, de son corps d’esprit, du passage total de la conscience sur un autre plan. C’était la confirmation absolue de l’existence post mortem de tous les désincarnés.
Dans cette même lignée, me voici à mon tour propulsé sur le plan physique, avec une aussi lourde charge. Comme eux, je ne serai pas compris de tous. Il n’est pas question d’imposer une manière de voir les choses. Nous n’avons rien à imposer. Nous avons seulement à faire réfléchir ceux qui veulent bien en accepter l’effort. Le premier but à atteindre est de prouver notre existence de façon scientifique, afin qu’elle soit indiscutable.
CE QUE VOUS DEVIENDREZ APRÈS LA MORT
La transition entre le monde terrestre et le monde spirituel ne se fait pas toujours en douceur. L’expression « quitter la terre » n’est pas tout à fait exacte. Vous n’abandonnerez pas l’Univers que vous connaissez pour en rejoindre un autre très éloigné ou situé ailleurs. Vous ferez encore partie du vôtre, de celui des parents et des amis dont vous aurez dû vous séparer. Le terme séparer n’est pas juste non plus, puisque vous les verrez, puisque vous pourrez continuer de vivre avec eux. Mais pour eux vous serez invisibles, vous les aurez « quittés » en les laissant dans la souffrance de ne plus vous voir.
Vous pourrez voir, entendre, parler. Vous apprendrez à toucher les objets terrestres, à marcher sur le sol, à vous maintenir droits sur vos pieds. Vous apprendrez à contrôler vos mouvements et vos gestes. Vous croirez avoir gardé votre cerveau physique, parce que vous pourrez vous mouvoir et penser. Il n’en sera rien. C’est votre cerveau spirituel qui vous emmènera dans l’Invisible et c’est lui qui régira totalement votre corps. Vous dépendrez de lui, comme, sur la terre, vous dépendiez de votre cerveau physique. La pensée passera entièrement avec vous, parce qu’elle est contenue dans le cerveau d’esprit. Le cerveau physique ne fait que la transmettre, il ne la crée pas.
Vous ne risquerez plus rien. Vous serez à l’abri de tout accident corporel ou mental, à l’abri de toute maladie. En revanche, l’âme peut rester longtemps perturbée par un traumatisme subi au moment du passage. Si vous avez perdu la vie terrestre dans un accident brutal, assassinat, accident de voiture ou suicide, vous resterez un peu étourdis, ne comprenant pas où vous êtes et pourquoi vous vous sentez encore en vie. Selon votre équilibre psychique – tout votre psychisme passera avec vous dans l’Invisible – vous réagirez, ou bien vous resterez troublés un moment, plus ou moins profondément.
Vous serez pris en charge dès votre arrivée, soit par votre guide, soit par vos disparus, tous ceux qui vous auront attendus patiemment, ou impatiemment selon les cas. Il y aura toujours quelqu’un pour vous réconforter et pour vous expliquer pourquoi vous êtes encore en vie, pourquoi votre famille terrestre ne peut pas vous voir, et pourquoi vous ne pouvez plus réintégrer votre corps physique.
Vous qui me lisez ou qui m’écoutez, vous n’éprouverez ni angoisse, ni désespoir, ni surprise désagréable. Vous savez que vous serez toujours vivants, quelle que soit la façon dont vous nous aurez rejoints. Vous aurez eu le temps d’en informer votre famille.
Parmi tous les incroyants, il en est quelques-uns qui se font très vite une raison. Ils retrouvent des personnes très chères qu’ils pensaient avoir perdues à jamais et dont la mort avait été très cruellement ressentie.
Mais il y a la foule des autres, de tous ceux qui suivent désespérément leur corps physique inanimé Ils s’y accrochent, cherchent à le réintégrer, suivent avec angoisse les préparatifs de l’enterrement en pensant qu’ils vont être inhumés vivants. Ils sont tellement obsédés par cette idée, qu’ils ne voient pas ceux qui les entourent, ces êtres spirituels qui s’efforcent d’attirer leur attention. Nous ne devons pas les laisser seuls et, au bout d’un moment, ils finissent par nous voir. Tout rentrera alors dans l’ordre,
Pour vous qui m’avez suivi, ou qui avez suivi d’autres messagers, tout sera différent. Quand vous verrez votre corps physique sans vie, quand vous constaterez qu’il n’est plus relié à vous par ce fin tissu spirituel que l’on appelle la corde d’argent, vous comprendrez que vous allez aussitôt retrouver vos disparus et vous vous tournerez vers eux très naturellement.
Puis, très rapidement, vous ferez le bilan de votre vie. C’est une sorte de confession dirigée par notre guide. Il sait tout, on ne peut rien lui cacher.
Très vite, si le passage n’a pas été douloureux, on sombre dans une sorte de sommeil toujours nécessaire pour bien vivre la transition entre nos deux mondes. C’est le repos de l’âme.
Ensuite, commence la participation à l’activité générale. Vous ne dormirez plus jamais. Vous serez désormais toujours éveillés et actifs. Il vous faudra d’abord apprendre à dominer les mouvements de votre corps pour qu’il n’échappe plus à la gravitation terrestre.
Vous aurez à diriger votre pensée. Elle va prendre le relais du cerveau matériel qui régissait votre corps de chair. Par un effort de volonté dirigée, vous apprendrez à marcher sur le sol des êtres humains, à monter leurs escaliers, à les descendre.
Cet apprentissage est très simple. Son but est de vous exercer à ne pas toujours traverser murs, cloisons, objets terrestres et même personnes humaines, ce qui se fait systématiquement si l’on ne réfléchit pas.
Quand on envisage une vie possible après la mort, on l’imagine éthérée, idyllique, se situant entre ciel et terre, en compagnie d’anges et d’archanges. Tout cela est très poétique, mais fort loin de la réalité. Tous les spirites savent que les désincarnés vivent sur la terre avec leurs familles terrestres. Les médiums sérieux et bien informés savent que le monde invisible est le double du monde physique, comme le corps spirituel est le double du corps de matière. Il en est la deuxième face, celle qui est uniquement esprit, la face cachée qui contrôle celle que vous voyez et qui lui donne vie. C’est un Univers d’ondes d’amour qui interpénètre totalement le monde terrestre, qui ne possède aucune construction, aucune végétation particulière, mais qui fait apparaître tous les corps spirituels des êtres humains et des animaux, toutes les auras des plantes, des arbres et des fleurs, et toutes les auréoles des objets terrestres.
Pour les yeux c’est une magnificence d’ondes colorées. Pour l’âme, c’est une profonde impression de bien-être, de chaleur morale et d’amour. Vous serez tous très sensibles à la puissance mystérieuse du champ divin qui nous enveloppe, qui pénètre l’âme en la rendant plus sereine, plus apte. Vous ressentirez tous cette profonde impression de calme intérieur, de paix avec soi-même et avec les autres, que dispensent les ondes spirituelles.
Dès que vous aurez appris à vous diriger par un effort de la pensée, vous serez envoyés vers les mourants de la terre, ceux de votre famille en priorité, mais aussi vers des inconnus. De même que l’on vous a accueillis à votre arrivée dans l’Invisible, de même vous aurez à accueillir ces nouveaux venus. Aider au passage sera votre premier devoir et vous saurez le remplir.
Vous aurez à protéger votre famille restée sur le monde physique. Vous vous exercerez à votre futur métier de guide avec un grand bonheur. Ceux qui auront, comme moi, le privilège de pouvoir se manifester et donner des preuves de leur survivance apprendront à le faire. Vous pourrez visiter le monde entier sans la moindre difficulté. Vous pourrez, sous la conduite d’un être spirituel expérimenté, aller visiter toutes les planètes du système solaire et, beaucoup plus loin, des planètes habitées.
Vous aurez à vous instruire. Tout ce que vous apprendrez s’imprimera sur vos ondes mentales. L’incorporation de votre âme dans un autre corps physique occultera la plus grande partie de ces
Plus vite on progressera sur ces degrés ascendants de spiritualité, plus vite on atteindra la sphère blanche.
Pour changer de plan principal, on doit revenir sur la terre, on peut poursuivre cette ascension sur la terre, pendant une réincarnation, en s’efforçant d’avoir toujours des pensées positives. Gagner du temps me semble très précieux et vaut bien l’effort de se connaître et de se corriger. Notre trajectoire dépend beaucoup de nous-mêmes.
Vous serez des êtres spirituels à part entière. Vous passerez dans l’Invisible avec la même personnalité, les mêmes qualités et les mêmes défauts que dans la vie terrestre qui viendra de s’achever. C’est ce qui explique la présence dans l’Au-delà de désincarnés si différents les uns des autres. Vous continuerez d’agir et de penser, mais dans un autre but, celui de vous transformer. Votre corps d’esprit présentera cinq facultés très précises : la vision, l’ouïe, l’odorat, le toucher et la parole. Le goût aura disparu parce qu’il serait inutile.
Vous pourrez assister aux concerts, aux représentations théâtrales des êtres humains. Vous aurez à étudier vos défauts – nous en avons tous – et à les atténuer. C’est beaucoup plus facile à réaliser ici que sur la terre.
Chaque corps d’esprit est un champ d’ondes qui se nourrit par l’intermédiaire du champ divin.
Toutes les facultés du corps d’esprit sont placées sous le contrôle de la pensée. Vous pourrez voir à travers les murs ou lire un livre fermé si vous savez diriger votre pensée. Vous pourrez parler et vous entendre entre vous, parce que vous posséderez tous cette voix sans timbre très particulière que les médiums clairaudiants connaissent bien. Vous pourrez continuer à sentir le parfum des fleurs terrestres.
Il sera demandé à certains d’entre vous d’apprendre à matérialiser leur voix ou leur corps, afin d’aider les chercheurs terrestres. La métaphysique deviendra une science, C’est par la maîtrise de votre pensée que vous pourrez participer aux expérimentations nouvelles qui permettent de capter les invisibles sur écran, dans les meilleures conditions possibles.
Vous ne devez plus craindre la mort. Elle n’est qu’une transition entre nos deux mondes. Elle est un passage sur une autre dimension, elle est le retour vers une existence que vous aviez oubliée, et qui pourtant est la plus agréable, la plus exempte de soucis et de tracas. Elle entraîne une séparation inévitable dans les familles, mais une séparation provisoire qui n’existe pas pour nous, puisque nous ne vous quittons pas vraiment.
SCIENCE ET SYNCHRONICITÉ
Le célèbre psychanalyste Jung s’aperçut que certains événements paraissaient se développer sans cause apparente et avaient cependant une signification, un sens pour la personne qu’ils concernaient. Était-ce hasard ou coïncidence ? La cause en était-elle cachée ? Il appela synchronicité cette relation inexplicable entre l’observation d’un fait et le sens qu’avait ce fait pour quelqu’un. Il parla d’événements synchronistiques, de coïncidences signifiantes et d’a causalité.
Ces événements sont inexplicables en effet par le jeu habituel des causes. Mais ils ont un sens, souvent très précis. Ils relèvent d’une causalité différente, que de nombreux scientifiques découvrent dans le monde spirituel avec une très grande stupéfaction. Nombreux sont ceux qui ont décelé des indices de cette présence de l’esprit dans le monde physique. Nombreux sont ceux qui ont le pressentiment d’un ordre en dehors du temps, de l’espace et de la causalité, tels que les sciences physiques les connaissent.
Nous devons une grande reconnaissance à Karl Jung pour avoir osé aborder le problème des connexions de la psyché avec autre chose que le monde visible. La synchronicité est une approche passionnante de l’interrelation matière-esprit. On peut étendre la synchronicité esprit-événements extérieurs, à certains phénomènes de physique. Le champ unitaire est partout, il n’interagit pas qu’avec l’âme humaine. Le champ divin comprend cinq champs fondamentaux : théonique, psychique, prânique, cohanique et spirituel élémentaire, chacun d’eux ayant une action bien définie.
Toute la matière est reliée, dans son ensemble, à une causalité dirigée par l’esprit, par des lois spirituelles qui ont engendré des lois physiques. Tout est relié à tout. Le Cosmos a été engendré par l’esprit pour permettre à plusieurs centaines de planètes ce qui n’est rien par rapport à la totalité de l’Univers pour leur permettre d’abriter la vie humaine. L’Univers a un sens. Il n’a pas été créé pour rien et sans but. Tout le démontre dans l’évolution des espèces. Il ne s’agit pas d’un déterminisme absolu, la nature gardant une part de liberté et partant, une possibilité d’erreur. Mais il existe un ordre global qui assure la vie du Cosmos, qui assure son équilibre général, la naissance, la vie et la disparition de tout ce qui le compose.
Les objets ne sont séparés qu’en apparence, restant liés à des lois universelles qui apparaissent à ceux qui veulent bien réfléchir. La formule des religions, « nous sommes dans la main de Dieu », est une image qui trouve toute sa réalité ici où nous pouvons constater l’unité de nos deux mondes, où nous pouvons comprendre à quel point votre monde est relié au nôtre.
LE REFUS DU RÉEL
On retrouve les mêmes arguments et les mêmes craintes en face de la réalité spirituelle. Même dans l’Invisible, il y a encore des sceptiques, du moins aux premiers temps de leur arrivée. Le comportement humain est souvent étrange et les débuts dans l’Au-delà n’en sont pas toujours facilités.
Si l’on n’a pas été préparé à la survivance de l’âme La première réaction est de retourner chez soi, si l’on est mort à l’hôpital, sur une route, ou en dehors de son domicile. On cherche sa famille si on en a une, ou des amis, parce que l’on sent qu’il s’est passé quelque chose d’anormal. Un long moment est nécessaire avant d’avoir la force morale de comprendre que la transition entre la vie et l’Après-vie est en train de se faire.
Heureusement, les choses s’arrangent peu à peu. Le meilleur contact est obtenu par les proches ou les amis décédés avant eux. Nous avons tendance à « voir » ce que nous avions imaginé, du moins pour ceux qui s’étaient donné la peine d’imaginer quelque chose, ce qui n’est pas la majorité des cas. Il est préférable de penser à un Au-delà en le déformant, que de le nier catégoriquement. Continuer à le nier quand on le vit, est beaucoup plus douloureux que de se croire dans la société d’anges qui n’existent pas.
Le champ d’amour est partout, mais il n’est perçu, au début du moins, que par ceux qui dirigent leur mental vers lui, par tous ceux qui se laissent envahir instinctivement par lui. Celui qui nie le monde spirituel où il vient de parvenir ne voit que la terre et les terrestres. Il ne se rend pas compte qu’une multitude d’êtres invisibles pour le monde physique l’entourent, et que certains cherchent à attirer son attention.
Tout le monde doit, peu à peu, prendre conscience que la vie continue, tout simplement, après la mort physique. C’est une transition naturelle, c’est le retour à une vie normale, après un voyage terrestre plus ou moins difficile, mais toujours riche d’enseignement. C’est le merveilleux bien-être de pouvoir oublier tous les soucis qui accompagnent la vie terrestre. C’est enfin la paix de l’âme dans l’amour divin et dans l’amour des autres.
Ceux qui refusent de participer à cette harmonie universelle sont les âmes coupables des premiers plans. Ces êtres fautifs sont coupés du réel par un aveuglement qu’ils ne savent pas surmonter, par le poids de leurs erreurs, par la pensée obsédante d’avoir tout raté, et aussi, parfois, par le désir de faire encore le mal. Ceux-là seuls refusent irrémédiablement le réel.
Le sens critique qui permet de voir où est la réalité n’est pas plus répandu de notre côté que du vôtre. Mais les conséquences fâcheuses sont beaucoup plus grandes pour vous, parce que vous êtes beaucoup plus vulnérables. Votre problème majeur est un problème de société. Vous allez à la dérive, parce que trop de vos dirigeants ne veulent pas voir les dangers qui vous menacent. La violence, la délinquance, la drogue et la prostitution scandaleuse des enfants sont beaucoup plus menaçantes que les centrales nucléaires. Le laxisme actuel mène au chaos. Attention !
La réforme des dogmes religieux est nécessaire. Il est temps d’accepter la réalité, d’écarter les invraisemblances que l’on veut nous faire croire. Comment des prêtres sains d’esprit peuvent-ils encore croire que Marie, le 15 août, est « montée au ciel » dans son corps physique ? Le pensent-ils vraiment, ou bien n’osent-ils pas donner une version plus objective des faits ?
C’est vers l’œcuménisme, que préparent déjà nos papes modernes, que le monde doit aller. Il sera accompagné de beaucoup de troubles et de grincements de dents. Il ne se fera pas sans douleur, mais il devra se faire, tout est prévu ainsi. Il se trouvera des êtres courageux pour se charger d’une tâche aussi délicate, mais tellement importante. C’est l’œcuménisme qui entraînera le mouvement que nous attendons vers la paix universelle.
On accuse la science d’avoir fait reculer les religions. On accuse le progrès d’avoir détourné les esprits de Dieu. La science a eu le mérite de rejeter les superstitions. Par son besoin d’observation et d’expérimentation, elle a réfuté les croyances passées en des divinités inexistantes et l’idée de la colère divine s’abattant sur les foules coupables par toutes sortes de cataclysmes. Mais, pour le moment, elle n’est pas en mesure d’expliquer le sens de la vie.
Nous plaçons tout notre espoir, cependant, dans la toute jeune branche scientifique que l’on appelle la parapsychologie, qui étudie cette partie du réel que tous les rationalistes rejettent. Refuser le réel métaphysique, c’est se couper de profondes joies, c’est perdre du temps, c’est désespérer de tout au moindre obstacle, c’est vivre en aveugle, c’est gâcher sa vie.
JÉSUS DE NAZARETH
Depuis bientôt 2 000 ans, des théologiens, des religieux, des philosophes, des écrivains croyants ou non croyants, cherchent à discerner la personnalité du Christ et le mystère qu’il représente. Il est évident que pour cerner la personnalité de Jésus, nous ne pouvons nous appuyer que sur le Nouveau Testament. Mais ces textes ont été écrits trop longtemps après la mort du Christ, pour constituer un témoignage absolu.
Nous devons cependant les examiner avec soin. Quand on peut voir les faits par l’autre bout de la lorgnette, c’est- à – dire à partir du monde de l’Esprit, on s’aperçoit que tout ce que la terre doit savoir se trouve essentiellement dans les témoignages de Luc et de Jean.
Les aspects sous lesquels l’Histoire des religions présente le Christ sont très différents : Messie des chrétiens, incarnation de Dieu, divinité véritable, victime expiatoire, agneau offert en sacrifice, fils adopté, prophète, fondateur de religion, ou encore éon supérieur envoyé pour le salut du monde. On rencontre toutes les interprétations possibles. J’y vois la preuve que la personnalité de cet être prodigieux passionne les croyants.
A travers toutes ces conceptions, et en s’appuyant sur les Évangiles, il me semble que nous pouvons maintenant dégager l’essentiel de cette personnalité hors du commun.
Christos signifie en grec oint, envoyé, messie. Jésus fut désigné par Dieu pour apporter un message aux hommes. D’où son nom : Jésus le Christ ou Jésus-Christ. C’est en cela qu’il est le Verbe divin, c’est-à-dire la Parole de Dieu. Il est réellement le messie annoncé par l’Ancien Testament. Aimer Dieu et aimer son prochain. Voilà la Voie, la Vérité, la Vie. Dieu est Esprit, Amour et Vérité, il accorde le salut à tous ceux qui le méritent, c’est-à-dire la vie dans son Royaume.
Le Christ est-il rédempteur ? Oui, mais pas au sens communément admis. Il ne remet pas les péchés, il indique la voie à suivre pour ne plus faire d’erreur et pour respecter Dieu. Sa mort n’a pas apporté le pardon des fautes humaines, ce serait trop simple. Son sacrifice explique ce que nous avons à faire pour être pardonnés : aimer les autres. En parlant de ses bourreaux, il dit : « Père, pardonnez – leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il n’a pas aplani notre chemin, il nous a montré la voie ; c’est à nous de le comprendre et de le suivre. C’est en cela qu’il est un sauveur.
Pas une fois, tout au long des quatre Évangiles, le Christ ne s’assimile à Dieu. Pas une fois, il ne précise qu’il est le Fils unique de Dieu. « Mon » Père est toujours « votre » Père. Il se dit Fils de Dieu et fils de l’homme, ce qui est parfaitement exact, Fils de Dieu par son âme, fils de l’homme par son corps physique. Le Christ est Fils de Dieu, mais il n’est pas l’égal de Dieu.
Dieu est une force cosmique universelle, le Christ était un homme prédestiné. Sa filiation divine réside en son âme, dans cette composante qui vient en droite ligne de la substance divine, de ces ondes que nous avons appelées théoniques.
Je sais que je heurte bien des consciences chrétiennes par cette affirmation, et pourtant, aucune autre religion n’a accepté cette thèse émise officiellement au IVe siècle. Pour parvenir à la future religion unique, nous devrons nous y soumettre. Je n’en veux pas le moins du monde à ceux qui ne peuvent pas me suivre. Chacun est libre, je n’impose jamais rien. J’ai seulement reçu la redoutable charge de commencer à préparer les esprits dans ce sens. Rassurez-vous, il faudra des siècles pour que l’évolution des idées se fasse. Vous aurez tout loisir d’y réfléchir, et sur la terre, et dans notre monde.
Sur la croix, il avait dit à son compagnon de souffrance : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce qui implique qu’il allait mourir et qu’une autre vie lui était promise dans le monde spirituel. Les « anges du ciel » rencontrés au sépulcre par les femmes qui avaient accompagné le Christ à Jérusalem étaient des êtres resplendissants du sixième plan, chargés d’expliquer que le crucifié était « ressuscité », comme il l’avait annoncé lui – même.
Sans les apparitions, la plus grande partie de l’enseignement du Christ tombait à néant. Il avait expliqué que la vie existait dans le Royaume de Dieu et qu’il le prouverait. Il ne voulait pas dire qu’il serait le premier à resurgir « d’entre les morts », comme l’a cru l’Église, mais qu’il était pour lui évident que Dieu accueillait les âmes des justes depuis toujours.
Les deux points forts du message christique sont l’amour des autres et la survivance de l’âme. Tout l’enseignement du Christ tourne autour de ces deux pôles. Nous devons un immense amour et une très profonde reconnaissance à cet homme prodigieux qui a accepté un atroce destin pour venir nous le dire. Il a mérité de vivre désormais à un niveau qu’aucun de nous ne pourra jamais atteindre. La « droite de Dieu » est le septième plan d’où les mystiques prédestinés ou non surveillent l’évolution du monde.
LE CHRISTIANISME ÉSOTÉRIQUE
Le Christ a été chargé de nous révéler à mots couverts l’essence du christianisme. Pourquoi parlait-il en paraboles ? Parce que l’humanité doit faire elle-même l’effort de comprendre, de chercher le chemin qui la conduira vers Dieu. Le Christ fut la Voie, la Vérité, la Vie. Il fut un guide spirituel, le guide spirituel du monde chrétien. Il nous a indiqué le chemin, mais c’est à nous, maintenant, de comprendre ce qu’il a voulu dire et de faire l’effort de le suivre.
« Le Royaume de Dieu est en vous », dit le Christ, c’est-à-dire : l’esprit de Dieu est en vous. Notre âme est divine, elle est une émanation ou une étincelle de l’Ame universelle. Nous ne devons pas l’ignorer. Le Christ nous a montré le chemin : l’amour de Dieu et l’amour d’autrui. Se maintenir sur le sentier christique, c’est parvenir à la connaissance de soi, c’est donner la priorité à l’âme, c’est épurer l’ego de tout ce qui l’alourdit et de tout ce qui ralentit le cheminement de l’être vers la pureté.
Le Christ explique à Nicodème que Chaque être humain est esprit, chaque être humain est fils de Dieu. Pour participer à la vie céleste, il subira une seconde naissance. Le baptême dans l’eau correspond à la vie terrestre, le baptême dans l’esprit concerne la vie spirituelle.
Fils de Dieu et fils de l’homme sont les termes que le Christ emploie pour définir sa double nature, son âme étant engendrée par Dieu et son corps physique par ses parents terrestres.
Il savait que l’âme préexiste à l’incarnation : « Je sais d’où je viens et où je vais. » Il déclare avoir connu Abraham qui vivait deux mille ans plus tôt.
Le Christ savait, et il est venu pour le dire, que la vie dans l’Au-delà suit immédiatement la mort physique. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis », dit-il à son compagnon de souffrance.
« Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père », précise le Christ. Ce qui veut dire qu’il y a de nombreux plans d’esprit. Nous savons qu’ils sont quarante-neuf.
La Cène instituée par le Christ est un rite initiatique. On ne le « mange » pas. On reçoit de lui l’initiation qui permet de nous unir à Dieu. Le pain de vie est la Connaissance, le vin est l’Esprit de Dieu. L’Eucharistie est la communion avec le champ divin par l’intermédiaire symbolique du Christ.
La réincarnation n’apparaît dans les Évangiles qu’en filigrane, mais elle apparaît en trois circonstances : quand le Christ parle d’Abraham, puis dans l’épisode de l’aveugle-né où la question posée serait inutile sans une allusion aux renaissances, et troisièmement, pour Élie revenu en la per- sonne de Jean – Baptiste.
L’Évangile de Jean est la base de tous les courants ésotériques chrétiens, de tous ceux qui ont défini le monde spirituel, le monde psychique et le monde physique comme un tout unitaire.
Jean insiste beaucoup sur le fait que le Christ se dit constamment l’envoyé de Dieu. Il rapporte ceci : « Celui qui m’a envoyé est vrai et ce que j’ai entendu de Lui, je le dis au monde. » C’est en cela que le Christ est le Verbe, ou plus simplement la Parole de Dieu.
Jean a tellement bien compris son Maître, qu’il a été jugé digne d’être transporté dans le monde spirituel sous sa conduite. Il a pu observer l’Invisible, mais nous le décrit sous forme de symboles qu’il faut savoir décrypter. L’Apocalypse de Jean insiste encore sur cette différenciation entre deux personnalités : Dieu et l’Agneau. Au moment de la victoire de Dieu et de l’Agneau, apparaît tout ce que l’ésotérisme a retenu : la relation du Père et du Fils, la survivance dans le monde spirituel, la lumière divine, la radiance des corps d’esprit, l’âme des animaux, les ondes vibratoires de la pensée, des couleurs et des sons, l’individualité de chaque être dans la communion avec le divin, et enfin la responsabilité personnelle.
Un autre a été également « ravi » au ciel, dans son corps ou hors de son corps, « Je ne le sais », dit-il. C’est Paul. Malgré quelques contradictions, il distingue Dieu de son Christ : « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de la gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation pour accéder à sa connaissance » ( Ep ). Il différencie encore Dieu du Christ, qu’il appelle Kyrios, Seigneur dans ces paroles : « Le Christ est le chef de tout homme ; Dieu est le chef du Christ » (1 Co). Et dans l’épître aux Romains : « Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. »
Dans ma courte vie terrestre j’avais pressenti que la Vérité se cachait dans l’expression ésotérique des différentes doctrines, ce que le Mahatma Gandhi appelait « le cœur des religions ». Je suis heureux d’avoir à le confirmer depuis le monde spirituel. Cette ouverture nécessaire de l’esprit commence à poindre très nettement chez des théologiens d’avant–garde. Grâce à eux, grâce à leurs continuateurs, notre christianisme dans son ensemble sera dégagé de ses erreurs, de ses enfantillages, de ses légendes, et conduira toutes les autres doctrines vers l’unité religieuse.
L’UNIVERS DE L’ESPRIT
Pour tous les croyants terrestres, il existe deux mondes bien séparés : la terre et le ciel. La vie matérielle appartient à la sphère terrestre, la vie spirituelle se déroule « dans le ciel ».
Les idées progressent, heureusement, dans les esprits modernes, mais fort peu de croyants ont compris l’imbrication totale des deux mondes. On pourrait même dire que ces deux mondes n’en forment qu’un.
L’Univers spirituel est formé des radiations d’esprit du globe terrestre, de tous les objets qu’il comporte et que comporte le ciel : système solaire, étoiles, etc. Tous les animaux ont un double d’esprit dont les radiations s’ajoutent à celles des plantes et des objets que l’on dit inanimés. Certains survivent, d’autres non. Mais déjà l’imbrication entre les deux mondes se fait à partir des objets et des êtres vivants, entre le corps physique et le corps spirituel qui vivent ensemble, le spirituel régissant et supportant le physique.
Puis la mort survient. Cette séparation n’implique pas que l’animal ou l’être humain décédé va monter dans le ciel, y flotter et rompre tout contact avec vous. Bien au contraire. Il aurait plutôt tendance à s’accrocher à vous et à ne voir que vous.
L’Univers de l’Esprit est totalement lié à l’Univers terrestre, même après la mort. Les quarante – neuf degrés qui le composent ne sont pas étagés en hauteur. Ces quarante – neuf degrés de vibration ne sont pas répartis dans les airs, mais sont superposés sans se confondre, sans gêner qui que ce soit. Chaque décédé humain appartient à l’une de ces quarante-neuf fréquences. Au moment de la mort, son corps d’esprit la rejoint tout en restant près de vous.
En fait, vous parvenez sur la fréquence qui correspond à celle de votre âme, puis, de là, vous devrez évoluer, non pas pour monter vers le ciel, mais pour passer sur une autre fréquence, toujours au niveau terrestre. Rien, jamais, ne pourra vous couper de votre famille ou de vos amis, à part la réincarnation bien sûr. Mais, à mesure que vous évoluerez, vous serez moins concernés par les problèmes terrestres, vous vous préoccuperez davantage des choses spirituelles. Vous serez plus discrets, ne donnant des signes de vie que les premiers temps, mais vous serez quand même présents près des vôtres chaque fois que vous le souhaiterez ou chaque fois qu’ils auront besoin de vous.
La Bible parle d’Elohim à l’origine de la création. Il faut comprendre que ce ne sont pas des êtres, mais des énergies créatrices, chacune ayant une action déterminée et tout à fait spécifique. Ces cinq champs énergétiques sont la base même de l’Univers spirituel. Ils en sont l’étoffe. Ce sont les champs théonique et psychique qui nous apportent ce climat de sérénité et de bien-être dans lequel nous vivons et que la plupart des nouveaux arrivants ressentent très vite.
Toutes les ondes terrestres se croisent autour de vous. Il en va de même pour les ondes spirituelles, pour les cinq catégories fondamentales comme pour les ondes des âmes. C’est cela l’Univers de l’Esprit : les cinq champs que j’ai décrits dans un autre livre, les quarante-neuf états évolutifs des âmes et tous les corps spirituels. Le champ théonique, que vous appelez Dieu, est l’essence même des deux Univers. Dieu n’est pas un personnage, mais un champ de forces cosmiques totalement empreintes d’amour et de bienveillance. C’est une immense pensée d’où le mal a toujours été exclu.
Je tiens beaucoup à préciser que chaque âme humaine conserve son individualité dans l’Invisible, même lorsqu’elle a atteint la perfection. La communion avec l’esprit divin n’entraîne pas la disparition de la personnalité.
Les doctrines religieuses ont toutes un aperçu de la vérité, mais avec toujours des erreurs de temps ou de modalité. Avec de la patience, vous parviendrez à corriger tout cela. Notre humanité terrestre a encore plus de vingt-cinq mille ans à vivre à l’état physique. Il lui faudra plusieurs millénaires pour atteindre l’unité religieuse.
Le Royaume de Dieu est le royaume de la pensée. Votre pensée sera entièrement responsable de votre comportement dans l’Au-delà tout au long de votre passage parmi nous. Quand ils retourneront sur la terre, certains auront progressé, d’autres pas du tout. Le temps passé dans l’Invisible varie avec chaque désincarné. Certains désincarnés souhaitent repartir très vite, quand ils ont compris le but de la réincarnation. Beaucoup d’autres préfèrent attendre l’arrivée de leur famille terrestre.
Nous devons essayer de progresser spirituellement pour atteindre le dernier sous-degré de notre plan afin de pouvoir partir sur la terre pour entamer le plan principal suivant. La teinte de l’aura indique toujours la teinte de l’âme, Elle correspond à une fréquence déterminée qui mesure le degré d’évolution spirituelle, la plus basse correspondant au noir et la plus haute au blanc. On a toujours intérêt à progresser. La vie spirituelle est tellement transcendante, qu’il vaut mieux écourter le nombre de ses vies terrestres en faisant toujours un effort sur soi-même pour s’améliorer.
La terre est une dure école, c’est vrai. Elle est la seule qui puisse nous conduire à l’immortalité de l’esprit. L’Univers matériel et l’Univers spirituel seront liés jusqu’à ce que l’humanité terrestre devienne une humanité céleste.
L’ESPACE, LE TEMPS ET LA CAUSALITÉ DANS L’INVISIBLE
Puisque nos deux mondes sont en connexion permanente, nous n’avons pas oublié les dimensions d’espace et de temps qui régissent votre vie. J’ajoute la causalité parce qu’elle est à la base de nombreux événements de notre vie et de la vôtre.
Bien entendu, la vie spirituelle est très différente de la vie terrestre. Nous n’avons plus rien à redouter pour nous-même. Nos seuls soucis sont pour vous qui devez aller au bout de votre route, route souvent obscurcie de drames profonds ou d’accidents graves.
Je l’ai toujours dit et nous le disons tous, la vie spirituelle est infiniment supérieure à la vie terrestre, mais la seconde est indispensable à la première. Il n’y aurait pas de vie spirituelle, s’il n’y avait pas de vie terrestre.
Nos Églises, en opposant le Ciel à la Terre, ont créé une scission qui n’existe pas . Je vais encore choquer les chrétiens de base, en affirmant que même le Christ et ses compagnons du septième plan vivent à votre niveau terrestre. Mais oui ! Le Christ circule parmi vous, il ne vous regarde pas du haut d’un nuage. C’est comme cela qu’il apparaît aux mystiques qu’il suit dans leur parcours terrestre. Quelle que soit son évolution, tout être spirituel vit sur la terre près de sa famille ou de ses amis. Vous ne pouvez pas le voir, parce qu’il vit en même temps sur l’un des degrés de vibration qui composent l’Univers de l’Esprit. Toute la différence est là.
Nous partageons votre vie et votre espace aussi longtemps que nous le désirons. Ce qui ne nous empêche pas de nous élever spirituellement, de progresser sur l’échelle des vibrations d’esprit, de franchir les sous-degrés de notre plan pour atteindre le plan suivant, mais toujours à vos côtés. Nous n’avons pas à nous élever dans les airs, mais à accélérer nos vibrations. C’est tout à fait différent. L’Univers spirituel ne peut pas être a-spatial. Nous ne sommes pas condamnés à l’immobilité, bien au contraire. Cependant, nous avons toute possibilité pour déborder vos limites spatiales et aller visiter le système solaire ou explorer notre galaxie en direction d’autres terres habitées.
Notre monde n’est pas non plus, comme vous le pensez, atemporel. Mais le temps qui le concerne est parfois de nature très différente du vôtre. Ceux qui vivent sur les plans les plus élevés, le sixième et le septième, et qui n’ont plus, par conséquent, à retourner sur la terre, ceux-là vivent dans un présent permanent. Ils ont rompu avec leur passé terrestre et n’ont pas à se préoccuper de leur avenir. Ils vivent pleinement leur immortalité. Leur seule préoccupation, c’est l’avenir de l’humanité terrestre.
Le sixième plan, celui qui a la charge de s’occuper de vous, doit tenir compte de vos horaires, mais c’est votre temps, ce n’est pas le sien qui entre alors en jeu.
En revanche, pour tous les autres désincarnés, pour tous ceux qui n’en ont pas terminé avec la réincarnation, le séjour dans l’Au-delà n’aura qu’un laps de temps, qui va de deux ou trois ans à un siècle. Seuls les jeunes enfants reviennent plus vite, de préférence dans la même famille. Le nombre d’années que nous passons tous ici avant de nous réincarner est très variable et dépend de chacun de nous. Un minimum de temps de deux ou trois ans est toujours nécessaire pour se reprendre après une vie terrestre difficile. Il intervient donc ici une notion de temps assez comparable à la vôtre. Nous n’avons plus d’horaires à respecter, mais nous devons rester un certain moment sur nos plans spirituels pour « faire peau neuve ».
La réincarnation nous apporte une causalité sans faille . Il n’y a jamais de hasard dans le retour d’un désincarné sur la terre. Il part avec une destinée prévue dans ses grandes lignes, comportant un certain nombre d’épreuves, avec, parfois, une dette karmique à la clef. Ne confondez pas épreuves et dettes. N’exagérez pas non plus le sens d’épreuves dépendantes de votre destinée. Si vous vous foulez le pied en tombant, c’est un événement mineur dont vous êtes seuls responsables.
Les enfants qui, jusqu’à l’âge de sept ans, sont soumis à des impondérables, à des accidents ou maladies non prévus, n’échappent pas totalement à la causalité du monde invisible, parce que, dans tous ces cas, le guide de l’enfant choisit de le sauver ou de le rappeler. Il est le seul à en connaître les raisons, car il y a toujours une raison que vous ignorez.
Dans le cas du suicide, qui est très rarement prévu dans une destinée, le guide intervient aussi, soit pour le faire échouer, soit pour le laisser réussir. Une raison vous en sera donnée. C’est pour cela que les suicidés ne sont pas couverts d’opprobre comme sur la terre. Ils comprennent qu’ils ont fait une erreur, mais personne ne les accable.
La causalité de notre monde se trouve encore ailleurs. J’ai expliqué les phénomènes synchronistiques étudiés par Karl Jung, ces événements qui ont un sens, mais qui ne relèvent pas de la causalité terrestre.
Dans la voyance, dans la précognition et la rétrocognition, la plupart du temps, un être invisible informe le médium par clichés. C’est une forme très simple de causalité.
Dans les expériences de Rhine sur des cartes qu’un sujet télépathe doit décrire, la causalité repose sur les phénomènes de télépathie à distance, sur les capacités du cerveau spirituel du sujet. C’est un ordre causal propre à notre monde.
On rencontre une forme de causalité spirituelle dans un phénomène synchronistique assez fréquent. Il arrive que des oiseaux se groupent sur le toit ou sur le balcon d’une maison où une personne est mourante. Il y a eu, ou bien intervention dirigée de l’Invisible, ou bien connexion du psychisme de la personne mourante ou même déjà morte, avec le champ psychique qui dirige les oiseaux.
Le pendule de Foucault, que vous pouvez aller voir au Conservatoire des Arts et Métiers, s’aligne sur l’ordre global de l’Univers. Il n’est plus question ici de psychisme, mais d’ordre universel.
Quant aux particules corrélées dont j’ai souvent parlé, la causalité encore inconnue qui les relie est d’une autre nature. Étant jumelles, ces particules possèdent un savoir commun, d’ordre spirituel, qui dirige leur action. Chacune d’elles sait ce qui arrive à l’autre, même sur une grande distance.
Quand un événement est mystérieux en physique, cherchez d’abord une cause classique. Mais, souvent, vous rencontrerez la causalité de notre monde au bout de vos recherches.
Tout est relié à tout. Le mouvement universel ne s’arrêtera jamais. Les planètes et les étoiles qui meurent seront remplacées par d’autres. Quand notre humanité terrestre sera devenue céleste, une autre sera créée ailleurs.
VERS L’UNITÉ CHRÉTIENNE
Le manque de modernisme des religions chrétiennes va s’estomper. Il faut reconnaître qu’il y a eu des progrès lentement réalisés au cours de ce dernier millénaire, du moins au cours des deux derniers siècles. L’obscurantisme de nos Églises s’effrite sous la poussée de la science, et je suis optimiste pour tout ce qui reste encore à faire, parce que je sais que nous allons tous vers une unité religieuse mondiale. Ce sera extrêmement lent. Chaque religion devra se réformer et c’est par cette progression que toutes les doctrines convergeront ensemble vers la Vérité.
Voyons sur quels points devront porter les efforts du christianisme.
La création du monde
Pendant des millénaires, les juifs, puis, après eux, les chrétiens, pensèrent que Dieu avait créé le monde, les animaux et les hommes ex nihilo, c’est-à-dire à partir du néant. Depuis les années 1950-1960 seulement, l’Église accepte lentement et progressivement les découvertes de la science. Les plus réalistes acceptent la thèse du Big-Bang qui marqua le début de notre Univers. Rien ne peut partir du néant. J’ai exposé notre hypothèse sur la création de l’Univers dans « La Totalité du Réel ».
Adam et Eve
Là aussi, les Églises chrétiennes ont fait des progrès. Pour certains théologiens, le couple Adam-Ève n’est que l’image des couples terrestres sujets à l’orgueil, à l’erreur, et soumis au péché par ignorance. Ou bien, pour d’autres, l’histoire de ce couple est une parabole qui représente l’histoire des hommes.
Il est absurde, en tout cas, de rendre un soi-disant premier couple responsable des calamités qui tombent sur les peuples.
La chute peut se placer uniquement dans le fait que l’âme qui nous est donnée pour notre première vie vient de Dieu qui est parfait. Mais en pénétrant dans le corps d’un nouveau-né , elle perd sa perfection et chacun de nous a pour but de la lui rendre. C’est là tout l’effort qui nous est demandé, afin de mériter le « paradis » qui n’était pas au début de notre parcours, mais que nous devons trouver à la fin.
Il n’y a donc pas de péché originel. Ce qui se passe est tout à fait différent. Chaque individu naît imparfait, est seul responsable de ses erreurs, doit les corriger, et, lentement, doit parvenir à la perfection.
Les anges
Quand l’Église nous dit que chacun de nous a son « ange gardien », elle a raison. Vous êtes tous placés sous la surveillance et la protection d’un ancien terrestre qui a terminé ses réincarnations et dont la tâche sera désormais de vous faire naître à la terre, de vous suivre dans votre vie et de vous rappeler dans l’Invisible.
Les Elohim de la Bible sont des énergies. Les anges et les démons sont des anciens terrestres, plus ou moins évolués. Entre deux réincarnations on peut être un ange ou un démon, selon le degré de notre évolution, un ange sans ailes ou un démon sans cornes et sans fourche …
Pour nous tous, ici, les anges sont les occupants du sixième plan, donc les guides, et les archanges sont les mystiques du septième plan. Quant aux Chérubins et autres entités inexistantes, ils ne sont que le résultat des besoins mythiques populaires.
La résurrection du Christ
Le corps physique n’a aucun moyen de renaître après la mort. Il arrive que certains corps de mystiques soient préservés de la décomposition, mais on n’a jamais vu une personne morte sortir d’un tombeau pour continuer à vivre normalement sur terre. Lazare était en mort clinique apparente, dirions-nous aujourd’hui.
La notion de corps spirituel échappe complètement à la majorité de nos contemporains. La dualité corps-âme, établie par l’Église, surtout depuis saint Thomas d’Aquin, a tout faussé. Le corps physique n’est pas transformé après la mort, il n’est pas épuré ni glorifié. Il a cessé de vivre pour toujours.
Quand le passage est terminé, l’âme abandonne son enveloppe mortelle et retourne d’où elle vient, dans un corps tout à fait différent, immortel et invulnérable. C’est ce corps qui devient glorieux en fin de parcours, ce n’est pas l’autre. Le Christ, qui passait à travers les portes fermées, qui apparaissait et disparaissait aux yeux de ses disciples, n’était pas dans son corps mortel, mais dans l’autre.
L’Eucharistie et la présence réelle
Nos théologiens actuels sont persuadés que, sur les autels, l’hostie et le vin sont transformés en corps et en sang du Christ. « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » que je vais donner pour vous, comme vous devez le faire entre vous. Voilà ce qu’il fallait comprendre. « Faites ceci en mémoire de moi », bien sûr. Mais entre vous et pour vous. Le corps et le sang du Christ ont disparu depuis longtemps, comme les nôtres disparaîtront à notre mort.
Tant que l’Église n’aura pas compris que le Christ est revêtu d’un corps d’esprit, qu’il est Esprit tout entier, et que son corps physique a complètement disparu, elle interprétera l’Eucharistie à contre-sens.
Ce que doivent représenter l’hostie et le vin c’est, d’une part la commémoration de la Cène, et, d’autre part, le symbole de la confraternité des fidèles et de leur union spirituelle avec le divin par l’intermédiaire de l’Esprit du Christ.
Que savent les chrétiens de l’Au – delà ?
Pour beaucoup de croyants, la mort c’est le face-à-face avec Dieu, c’est la rencontre avec le Christ. Tous ceux qui imaginent Dieu sous la forme d’un être croient pouvoir alors contempler son visage. Ils espèrent une vie merveilleuse, plus active qu’on ne le dit, mais délivrée de tout souci, de toute peine, de toute inquiétude. Et ils espèrent retrouver les leurs.
Tous ceux – là sont très proches de la réalité spirituelle. Bien entendu, le Christ ne nous a pas « sauvés de la mort ». La survie dans l’Au-delà existe depuis toujours. Il est venu nous rappeler ce qu’elle est et il l’a prouvé, parce que nous l’avions un peu oublié …
Quand tous les chrétiens auront compris que notre corps de résurrection est l’enveloppe spirituelle et immortelle de notre âme, ils se représenteront beaucoup mieux ce que peut être la vie dans le monde spirituel. Ils s’apercevront que l’on peut se manifester à ceux qui ne nous voient pas, sans avoir recours au diable. Ils se rendront compte que le bonheur qu’ils avaient espéré est une réalité.
L’enfer et le diable
Les nouveaux théologiens auront beaucoup de mal à faire comprendre aux anciens que l’enfer n’existe pas au sens où ils l’entendent, que la réalité est très différente et qu’aucune damnation n’est éternelle.
Tous ceux qui savent se représenter Dieu sous sa forme réelle, c’est – à – dire une énergie cosmique universelle, se rendent compte que Satan ne peut pas exister en tant qu’individu.
Il n’y a aucun lieu spirituel, situé géographiquement dans l’Au-delà, où seraient dirigés, dès leur mort, ceux qui ont oublié d’aller à la messe, ou ceux qui ne sont pas baptisés.
Il n’y a jamais eu de damnation éternelle. Seuls disparaissent ceux qui le demandent. C’est alors pour ceux-là la seconde mort, celle de l’âme.
Le mal et la souffrance
On a longtemps cru que la souffrance et toutes les catastrophes étaient imposées par Dieu comme châtiment. De nombreuses générations d’hommes ont pensé que Dieu manifestait sa colère contre eux en provoquant des séismes ou des épidémies. On a pensé longtemps aussi que le mal était le fait de Satan et que toutes nos souffrances provenaient de lui.
Dieu n’a pas créé le mal, pas plus qu’il n’a créé Satan. S’il n’a pas voulu que sa création soit parfaite, c’est parce qu’il a voulu que nous la menions à sa perfection. L’être humain, qui arrive pour la première fois sur la terre, a en lui deux tendances qui l’attirent, l’une vers le bien, l’autre vers le mal. Il est libre d’aller vers l’un comme vers l’autre, et il est ici-bas pour apprendre à aller uniquement vers le bien.
C’est donc l’être humain qui, par son imperfection, va créer le mal. Comme tout s’éclaire au moment de la mort ! De nombreux mourants ressentent une angoisse, cette peur ancestrale de comparaître devant un juge qui sait tout d’eux. En fait, ce juge, ce sera leur conscience. Toutes leurs fautes leur apparaîtront et le plus grand nombre ne pensera plus qu’à se racheter.
La souffrance morale ou physique est toujours utile pour progresser, pour mieux comprendre et secourir les autres. Il faut savoir la supporter et la dépasser.
Le retour du Christ
L’idée d’un règne terrestre du Christ avant la fin du monde fut inspirée par l’Apocalypse de Jean. Mais Hippolyte, Origène et son disciple Denys, Jérôme, Augustin optent pour un sens allégorique. Il n’est pas question d’un retour terrestre du Christ, mais de son règne dans l’Église pour une période longue et splendide.
« Le Christ reviendra sur les nuées » n’est pas à comprendre littéralement. Il a rempli sa mission, il était en dernière incarnation et il n’y a aucune raison pour qu’il revienne parmi vous. C’est son enseignement qui sera enfin reconnu de tous, quand nos Églises sauront l’expliquer.
Rites et sacrements
Une religion ne peut pas exister sans rites et sans sacrements.
Le baptême est indispensable. Il a un rôle initiatique, cependant plus explicable à l’adolescence qu’à la naissance. Les enfants qui meurent sans avoir été baptisés ne vont pas dans « les limbes ». Il n’y a pas de limbes dans le monde spirituel. Ils vont, comme les adultes, sur le degré vibratoire qui correspond à celui de leur âme.
La communion solennelle est très importante. Elle peut être considérée au point de vue ésotérique comme le second degré de l’initiation. La confirmation, très importante aussi, en est le troisième.
Tous les prêtres devraient savoir que l’onction représente symboliquement l’ouverture des chakras. Elle ne suffit pas, c’est évident, à faire de nous des êtres tout à fait évolués, mais elle nous place sur la voie.
Le mariage à l’église est encore souhaité par de nombreux jeunes couples. Ce sont nos guides qui se chargent de former nos couples selon notre destinée ou notre Karma. En un sens, l’Église a raison lorsqu’elle pense que Dieu nous a unis. Mais elle a tort en disant que cette union ne doit en aucun cas être dissoute. Quand un mariage est prévu comme une épreuve, il peut être parfois dissocié. Pour le comprendre, il faut évidemment accepter la notion de réincarnation.
Je ne reviendrais pas sur l’Eucharistie dont j’ai déjà parlé. C’est Dieu, réellement lui, qui remplit toutes les églises et tous les temples, par la multitude de ses ondes puisque c’est une énergie cosmique universelle. Le Christ ne peut pas être partout, même en esprit, mais les ondes divines ne connaissent aucun obstacle et il est plus facile de s’unir à elles dans l’ambiance d’un lieu consacré.
Il vous est demandé de louer Dieu, mais surtout de le remercier et de vous améliorer. Si l’on ne devient pas meilleur en allant à la messe, le rite est inutile.
Les enterrements deviendront moins éprouvants lorsque tous les prêtres sauront expliquer que vos disparus vont vers une nouvelle vie, agréable et parfaitement dynamique. Certains le précisent, je les ai entendus. Mais ils sont encore trop peu nombreux.
Le Christ est – il Dieu ?
C’est là un sujet que j’ai souvent abordé, parce qu’il est très important pour parvenir à la religion universelle. Mais c’est celui qui sera le plus difficile à accepter.
Parce que le Christ a toujours dit qu’il était Fils de Dieu, les Pères de l’Église en ont fait son fils unique, puis Dieu lui-même, incarné parmi les hommes pour les sauver. Les Églises chrétiennes, avec beaucoup d’orgueil, ont décidé qu’elles étaient les seules à détenir la Vérité, puisque Dieu ne s’était manifesté qu’à elles.
Combien de fois Le Christ nous a-t-il dit qu’il était l’envoyé de Dieu ! Il est venu pour nous dépeindre un Dieu d’amour, pour nous dire que ce Dieu nous attendait tous, mais qu’il fallait suivre la bonne voie pour le trouver. Il était lui-même tout amour, malgré sa fermeté et parfois ses emportements. Il a été fort mal accueilli et il ne l’est guère mieux à l’approche du XXIe siècle.
Nous lui devons une profonde reconnaissance et un immense amour. C’est lui qui nous a apporté les bases de la future religion unique du monde. Quand nos Églises auront compris ce qu’il a voulu nous dire, nous pourrons tous, avec humilité, admirer profondément cet être de chair et de sang qui fut un génie.
Le culte catholique rendu à Marie est – il excessif ?
Le concile d’Éphèse, au Ve siècle, déclara Marie mère de Dieu, et cela malgré de nombreux opposants. Le Christ n’étant pas Dieu, Marie est la mère du Christ tout simplement. Et Joseph est son père, ce Joseph que l’on a mis de côté et qui était extrêmement évolué.
La réalité n’enlève rien, ni à Marie, ni à Joseph. Ils ont été tous les deux choisis par Dieu pour donner la vie à Jésus, le plus grand initié de tous les temps. Je crois à l’Annonciation : un être de l’Au-delà est venu préparer Marie à cette naissance. Joseph a été averti en rêve du danger qui menaçait l’enfant. L’Invisible ne les a pas quittés un seul instant, comme il a suivi Jésus tout au long de ses années de prédication.
Depuis longtemps, Marie et Joseph sont sur le sixième plan où un rôle spécial leur est dévolu. Ce ne sont pas des guides ordinaires, ils ne sont pas chargés du destin de quelques terrestres. Ils répondent à l’appel de nombreux êtres humains en difficulté, et travaillent aussi, en collaboration avec les mystiques, à l’évolution de l’humanité dans son ensemble. Nous devons les vénérer l’un et l’autre, les remercier de nous avoir donné le Christ, mais ce ne sont pas des divinités. Il n’y a qu’un seul Dieu, le leur.
Attention aux soi-disant apparitions de Marie… Les véritables sont très rares. Son action est trop discrète pour se manifester ainsi en tant de lieux différents avec des paroles aussi puériles, et surtout des menaces. Attention !
Les miracles
Ils sont réels. Les incroyants ne les admettent pas et les croyants ne se les expliquent pas. Encore un mystère à ajouter à la longue liste des autres.
Je place à part les guérisons spontanées qui se produisent sur les lieux des apparitions, même lorsque ces apparitions ne sont pas celles de Marie ou du Christ, ce qui est le cas le plus fréquent. Il y a effectivement apparition d’un être de l’Au-delà qui se fait passer pour Marie ou le Christ. C’est un être du monde de l’esprit, pas méchant, mais qui veut se rendre intéressant. Les pèlerins présents, confortés dans leur foi, se trouvent parfois guéris et on crie au miracle. Ils se sont guéris eux-mêmes psychiquement. Et voici un lieu de pèlerinage de plus.
Les vrais miracles existent, surtout à Lourdes, et ceux – là sont produits, non pas par Dieu lui-même, mais sur sa demande. Je l’ai déjà expliqué, le guide du malade en perçoit l’injonction et, par la pensée, il insuffle au patient dont il a la charge une forte dose de prâna – ou ondes prâniques – ces ondes qui font vivre les atomes matériels et tous les quanta d’esprit. Il se produit à l’intérieur du corps une hyperactivité des cellules qui conduit à la guérison, soit instantanément, soit progressivement.
Le Christ accomplissait très souvent de telles guérisons stupéfiantes, par le même procédé.
La trinité
En ésotérisme, le chiffre 3 est le symbole d’un tout en trois composantes. Ainsi, dans la création, on distingue le monde physique, le monde spirituel et le monde divin. L’être humain est ternaire : corps physique, corps spirituel et âme, ou encore corps- âme- esprit.
Pour les Églises chrétiennes, Dieu est unique et cependant composé de trois personnes : Lui-même, le Christ son fils et le Saint Esprit, celui-ci procédant de l’amour réciproque du Père et du Fils, et représenté comme une personne.
Il serait beaucoup plus raisonnable de dire que Dieu est unique, un Dieu unique en trois manifestations. La première est l’Énergie cosmique universelle composée uniquement d’ondes d’amour ; la deuxième est le Christ, l’envoyé de cette Force, sa Parole ou, comme disent les théologiens, son Verbe ; la troisième manifestation, c’est l’énergie prânique appelons la « Saint- Esprit » – qui est divine et nécessaire à la vie du monde physique comme du monde spirituel. Il ne s’agit pas d’un Dieu en trois personnes, mais d’un Dieu en trois manifestations.
La réincarnation est – elle compatible avec la foi chrétienne ?
Telle qu’elle est présentée par le bouddhisme et l’hindouisme, certainement pas.
Pour la plupart des catholiques, des protestants et des orthodoxes, nous n’avons qu’une seule vie. Dieu crée une âme pour chacun de nous, et, à la mort, ou bien nous sommes pardonnés par Dieu et nous allons tout droit au Paradis, ou bien nous allons nous purifier au Purgatoire. Si les plus coupables ne sont pas pardonnés, ils vont en Enfer.
Le tri étant ainsi fait, ils n’ont donc pas à revenir sur la terre. Excepté les damnés, tous progressent dans l’Au-delà et atteindront le Paradis au bout du chemin. Chacun compte sur la miséricorde de Dieu, que l’on dit immense, pour effacer les péchés.Cela pourrait, à la rigueur, se comprendre, si Dieu était un être comme nous, et capable de s’occuper de milliards de morts. Mais cette thèse n’apporte aucune explication aux destins si différents des hommes. Pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres, des bien portants et des malades, des enfants choyés et des enfants martyrs ?
Si l’on accepte la réincarnation comme elle est exactement, une réincarnation modérée qui permet à l’âme de se reprendre ou même simplement de se former progressivement, la foi chrétienne a tout à gagner. Il faut d’abord abandonner le dualisme âme-corps qui ne peut rien expliquer, ni de la survie, ni des phénomènes parapsychologiques, ni de la réincarnation.
Le corps physique ne se transforme pas pour aller vivre « près de Dieu », il disparaît pour faire place à un autre, celui qui est adapté à la vie spirituelle et qui, lui, est inséparable de l’âme. La miséricorde divine n’est pas miséricorde, si elle pardonne aux uns et pas aux autres. Elle est amour universel lorsqu’elle permet aux plus coupables d’aller se racheter et de repartir du bon pied. Elle est amour universel lorsqu’elle veille, par l’intermédiaire des guides, sur le cheminement de chacun de nous. Il n’y a aucun favoritisme, aucune injustice. Chacun est responsable de ses actes et en assume les conséquences. Chacun mérite son bonheur ou ses difficultés. La notion de réincarnation, comme elle doit être comprise, ne peut que grandir le christianisme et en faire le chef de file de la religion universelle.
CES GRANDS CERVEAUX QUI ONT ENTREVU LE RÉEL
Personne ne peut être complet, personne ne peut tout savoir. Même ici, nous n’avons pas de réponses à toutes nos questions. Il est cependant normal que certains esprits, en avance sur leur temps, aient pressenti quelques données de la réalité.
Saint Paul : De tous les apôtres, c’est saint Paul qui a le mieux compris le rôle du Christ. Il oppose l’ordre biologique et psychique à l’ordre spirituel. Le premier Adam fut une âme vivante, le deuxième Adam est spirituel. Le corps « animal » ne peut en aucune façon participer à la vie divine, c’est l’autre, le corps spirituel, qui assurera la survivance. Puisque le Christ est ressuscité, nous le serons tous.
Clément d’Alexandrie : A la fin du IIe siècle, Clément d’Alexandrie distingue l’Église terrestre de l’Église céleste, c’est-à-dire une Église visible et une Église invisible. La première est imparfaite, la seconde est parfaite. Clément d’Alexandrie était grec et platonicien, ce qui l’a conduit à une très haute idée du christianisme.
Origène : Père de l’église à Alexandrie au IIIème siècle, Origène fut à la fois un théologien et un philosophe. Toute sa vie fut consacrée à expliquer spirituellement le nouveau testament. Pour lui les âmes préexistaient à la vie terrestre. Les âmes ne sont pas damnées, elles partent et repartent dans la matérialité des corps pour se purifier. Le mal provient des âmes humaines ce qui justifie l’apparence imparfaite du monde créé par Dieu.
Arius : Au début du IVème siècle, Arius prêtre responsable d’une Eglise d’Alexandrie affirme l’unicité et la transcendance de Dieu. Non engendré, Dieu est indivisible. Le Fils n’est donc pas une émanation du Père ou un être consubstantiel. Le Fils n’est pas éternel à la façon du Père. Contrairement au Père, le Fils est accessible au péché mais il est capable de s’en protéger. Dieu le savait à l’avance. Les thèses d’Arius furent condamnées au Concile de Nicée en 325.
Jean Chrysostome : Patriarche de Constantinople au VIème siècle, Chrysostome pense qu’il n’y a pas de péché originel, qu’Adam est seul responsable de ses erreurs, puisqu’il était libre de les commettre. La communion est l’union des croyants entre eux, avec le christ et avec Dieu. Les sacrements nous divinisent.
Pelage : Moine breton du début du Vème siècle. Pour lui, l’homme a été créé totalement libre, mais il a été créé à la foi bon et mauvais. C’est à lui de faire l’effort de s’améliorer. Le baptême devrait être accepté en toute conscience à l’âge adulte. Il n’efface pas un péché qui n’existe pas, il symbolise l’entrée dans la communauté chrétienne.
Saint Augustin : Evêque à la fin du IVème siècle, il donne à l’âme deux composantes, une, non rationnelle, la psyché, et une rationnelle, le noüs, ce qui est une approche du trinitaire corps-âme-esprit. Pour lui, il ne peut pas être question d’un retour du Christ en personne, il s’agit de son retour dans les esprits. Saint Augustin croyait en la réincarnation comme presque tous les Pères qui savaient que plusieurs vies terrestres étaient nécessaires pour la progression de l’âme.
Saint Gérôme : Il vécut de la fin du IVème siècle au début du Vème. Il préconise de comprendre les écritures saintes spirituellement. Il déclare que « chaque mot, chaque syllabe, chaque accent et chaque point est chargé de sens ». Pour lui, la vie spirituelle suit immédiatement la mort. Il pensait que l’âme est créée par Dieu au moment de son incorporation.
Nestorius : Patriarche de Constantinople au début du Vème siècle. Il ne reconnait pas de divinité à Marie. Pour lui Marie a donné naissance à un homme dans lequel s’est incarnée la divinité, mais qui n’est pas Dieu. « L’hérésie de Nestorius fut condamnée par le concile d’Ephèse en 431.
Nous avons là les premiers pas vers la future conception unique : Dieu non engendré, indivisible et unique (Arius, Nestorius), substance spirituelle et immuable (Origène) – Le Christ, mandataire de Dieu, maitre spirituel et modèle (Origène, Arius, Pélage, Nestorius) – La survivance suit immédiatement la mort physique, l’âme vit dans un corps particulier (Paul, Origène, Augustin, Gérôme) – Il n’y a pas de péché originel (Clément, Chrysostome, Pélage) – L’homme est libre, responsable de ses acte et de son évolution. Il n’y a pas de damnation éternelle (Clément, Origène, Chrysostome, Pélage, Gérôme) – La réincarnation est reconnue par tous – Les écritures sont à lire en Esprit (Paul, Clément, Origène, Chrysostome, Gérôme).
Le XIIIème siècle marque l’apogée de la chrétienté et la toute-puissance des papes. Puis c’est le déclin, le grand schisme d’Occident divise la papauté par l’élection de trois papes rivaux. Plusieurs pays dont la France se détachent de Rome en adhérant au protestantisme, en partie ou en totalité.
Jean Huss : Il n’admet pas la transsubstantiation (le pain et le vin transformés en corps et sang du Christ), mais la consubstantiation (la présence spirituelle du Christ en même temps que celle du pain et du vin). Pour lui l’Eglise ne doit posséder aucun bien temporel, le Christ est le seul chef de la chrétienté, aucun membre du clergé est infaillible, même le pape, et chaque fidèle est libre d’interpréter la Bible qui est le seul guide des chrétiens.
Le cardinal Nicolas de Cusa : Cardinal au milieu du XVème siècle, il enseignait, cinquante ans avant Copernic, que la terre n’était pas immobile, qu’elle se déplaçait selon une orbite et qu’elle n’était pas le centre de l’Univers. Il demandait que l’on comprenne les diverses religions comme des aspects différents d’une seule vérité.
Martin Luther : Moine augustin au début du XVIème siècle. Pour lui, l’homme, créature déchue, est soumis à la volonté de son créateur, mais doit vivre de la foi totale en ce Dieu sauveur. Il comprenait dans l’Eucharistie, la présence simultanée d’une part, du pain et du vin et d’autre part, la présence du Christ. Il dit qu’une communauté chrétienne a le droit et le pouvoir de juger de la doctrine, de nommer un prédicateur ou de la révoquer si besoin.
Calvin : Au XVIème siècle, Jean Calvin, à la fois théologien et philosophe, consolide la réforme commencée par Luther. Il est certain que les sacrements et les rites cachent quelque chose de beaucoup plus profond que les apparences. La cène est une communion en esprit avec le Christ pour atteindre l’unité avec Dieu. Le Christ est le seul lien qui nous unit à la divinité.
Giordano Bruno : Moine italien au XVIème siècle, pour lui le christ était le mandataire de Dieu né de Marie et de Joseph. Il comprenait l’Eucharistie comme Calvin. Il connaissait la réincarnation et pensait que l’on pouvait exercer sa mémoire à retrouver ses vies antérieures. Pour lui, Dieu est énergie à l’état pur, donc abstrait. Il est partout et Il remplit l’Univers.
Teilhard de Chardin : Prévie, Vie, Pensée, ou encore, Hylosphère, Biosphère, Noosphère, sont les trois étapes qui, selon lui, jalonnent l’évolution de l’Univers et de l’homme. Il a eu la remarquable intuition de la présence dans la matière d’une énergie fondamentale. La Prévie, l’Hylosphère est le lent développement de la matière. La Vie ou Biosphère est l’apparition de l’hominien après le végétal et l’animal. La pensée ou Noosphère est le sommet du Cône, l’homme apparait et Dieu lui donne une âme intelligente et libre. En s’intéressant à « l’objet humain » la science va être conduite vers l’esprit.
Hans Küng : Théologien catholique allemand, il demande une profonde rénovation du christianisme. Chef de file de trois cent soixante théologiens allemands, scandinaves et suisses et de milliers de partisans au sein même de l’Eglise. Conscient de la dérive où se perd l’Eglise romaine, il demande une réforme importante des dogmes et de la structure du magistère romain. Il a fait une étude de l’indouisme, du bouddhisme, de la religion chinoise et de l’islam. Il ne rejette pas la réincarnation. Je vous conseille vivement de lire son œuvre maitresse : « Être Chrétien » qui est une ouverture importante vers la religion universelle.
CONCLUSION
Avant de se réaliser dans la dimension spirituelle, le retour à Dieu se réalisera sur terre pour quelques siècles mais dans de nombreux siècles. Une seule conception religieuse se formera lentement, à partir du moment où les races humaines auront appris l’amour et le respect d’autrui. Ce sera le premier palier à atteindre pour aller plus loin. Pour aller vers l’unique Dieu et la paix universelle.
Les religions ont un grand rôle à jouer dans l’effort que tous les êtres humains ont à poursuivre pour se transformer. La science découvrira Dieu sous sa véritable forme, mais aussi toutes les ondes spirituelles qui nous font un monde de douceur et de sérénité. Tandis que les scientifiques découvriront la structure de l’univers spirituel, les religions devront progresser en expliquant la vie post-mortem, ce qu’aucune, pour le moment n’est capable de faire.
Les prophètes nous ont transmis les commandements divins. Le Christ a donné un enseignement remarquable mais qui n’a pas été compris. L’humanité est lente à progresser, les défauts humains entravent les efforts de tous ceux qui, d’Orient ou d’Occident, ont voulu la conduire vers plus de sagesse et de raison. L’âme est sur la terre pour se former, l’intelligence aussi. Nos guides sont tous parfaits et intelligents, ils ont connu les mêmes difficultés que vous. Ils les ont dominées, vous les dominerez aussi.
J’ai terminé le travail qui m’a été confié mais je ne vous quitte pas. Je resterai encore de longues années avec vous. J’attendrai ma mère et ma famille avec patience parce que cette fois ci, je dois attendre longtemps avant de pouvoir repartir sur terre pour ma dernière existence.
Je tiens à préciser qu’il m’est interdit de dicter quoi que ce soit à quelqu’un d’autre que ma mère. Il ne faudrait pas que se reproduisent les erreurs accumulées pour Roland de Jouvenel et Pierre Monier. Tout texte de moi transmis par un autre que ma mère serait un faux. Je dois le dire pour éviter toute manipulation de l’Au-delà.
Poursuivez votre route du mieux possible, conformez-vous aux paroles du Christ, réfléchissez à tout ce que je vous ai expliqué. Je serai heureux de vous accueillir tous et en attendant, ayez le courage d’assumer vos épreuves, soyez bons pour les autres, soyez heureux !
Georges